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Petition contre JM KABUND : V. Kamerhe invite les élus UNC à privilégier la stabilité de la coalition FCC-CACH
Le président national de l’Union pour la nation Congolaise( UNC), Vital Kamerhe, dit suivre avec attention l’actualité politique du pays au niveau de la chambre basse du parlement avec la motion de défiance qui plane sur son premier vice-président, membre du parti partenaire UDPS.
Dans une déclaration politique signée par Aimé Boji, Secrétaire Général du parti dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, ce samedi 16 mai 2020, Vital Kamerhe invite les militants de son parti à apporter leur soutien à l’UDPS, parti partenaire dans l’Alliance « Cap pour le Changement » ( CACH).
Il rappelle aux alliés du FCC-CACH que toute coalition est un chemin parsemé d’embûches et qui demande, de part et d’autres beaucoup de retenue et de sagesse en vue de toujours privilégier les intérêts supérieurs de la nation à travers un dialogue permanent.
C’est pourquoi, il invite les députés nationaux de l’UNC, membres du groupe parlementaire CACH, à encourager une voie de sortie de la sagesse pour cette crise dans l’intérêt de préserver la stabilité de la coalition FCC-CACH.
Enfin, le Numéro Un de l’UNC réitère son soutien à la coalition FCC-CACH, gage de réussite dans l’exécution de notre programme conjoint du gouvernement aux fins de rencontrer les attentes de la population.
À l’heure actuelle à la chambre basse du parlement, Jean-Marc Kabund a Kabund fait l’objet d’une pétition lancée par le député Jean-Jacques Mamba du MLC depuis le mercredi 13 mai, visant sa destitution au bureau de cette chambre. Il lui est reproché de propos désobligeants ainsi qu’un comportement indigne d’un membre du bureau.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante
Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.
Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.
Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.
Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.
De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
