Société
Pénurie d’eau à Bandalungwa : contraints de se ressourcer à des prix exorbitants, plusieurs quartiers lancent un appel urgent à la Regideso
Depuis le 6 avril, les quartiers Bisengo, Lubudi, Moulaert et Makelele, dans la commune de Bandalungwa, à Kinshasa, sont confrontés à une pénurie d’eau potable. Dans de nombreuses parcelles, les robinets restent à sec, obligeant les habitants à vivre sans cette ressource essentielle. Cette situation perturbe fortement le quotidien, notamment pour la cuisine, la lessive et l’hygiène.
Face à cette crise, les habitants sont contraints de parcourir de longues distances à la recherche d’eau ou de s’approvisionner auprès des vendeurs à des prix souvent jugés exorbitants. « On souffre vraiment, chaque jour il faut se débrouiller pour trouver de l’eau », témoigne une habitante, visiblement épuisée par cette situation qui dure depuis plus de dix jours, déplorant qu’un bidon de 25 litres s’achète à 500 FC et un sceau à 300 FC.
Sur l’avenue Chilowango, certains riverains pointent du doigt une panne sur le réseau de distribution. « Il y avait un tuyau percé, ça a causé un grand gaspillage d’eau avant que le problème ne soit maîtrisé », explique un habitant. D’autres dénoncent surtout le manque de communication des autorités compétentes sur les causes exactes de la coupure et le délai de rétablissement.
Alors que la situation persiste, les habitants lancent un appel pressant à la Regideso pour une intervention rapide. « Qu’ils viennent régler ça au plus vite, sinon la situation devient insupportable », alertent-ils, craignant que cette pénurie ne s’installe durablement dans leur commune.
Believe Likoko, stagiaire UCC
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
