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Société

Pénurie d’eau à Bandalungwa : contraints de se ressourcer à des prix exorbitants, plusieurs quartiers lancent un appel urgent à la Regideso

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Depuis le 6 avril, les quartiers Bisengo, Lubudi, Moulaert et Makelele, dans la commune de Bandalungwa, à Kinshasa, sont confrontés à une pénurie d’eau potable. Dans de nombreuses parcelles, les robinets restent à sec, obligeant les habitants à vivre sans cette ressource essentielle. Cette situation perturbe fortement le quotidien, notamment pour la cuisine, la lessive et l’hygiène.

Face à cette crise, les habitants sont contraints de parcourir de longues distances à la recherche d’eau ou de s’approvisionner auprès des vendeurs à des prix souvent jugés exorbitants. « On souffre vraiment, chaque jour il faut se débrouiller pour trouver de l’eau », témoigne une habitante, visiblement épuisée par cette situation qui dure depuis plus de dix jours, déplorant qu’un bidon de 25 litres s’achète à 500 FC et un sceau à 300 FC.

Sur l’avenue Chilowango, certains riverains pointent du doigt une panne sur le réseau de distribution. « Il y avait un tuyau percé, ça a causé un grand gaspillage d’eau avant que le problème ne soit maîtrisé », explique un habitant. D’autres dénoncent surtout le manque de communication des autorités compétentes sur les causes exactes de la coupure et le délai de rétablissement.

Alors que la situation persiste, les habitants lancent un appel pressant à la Regideso pour une intervention rapide. « Qu’ils viennent régler ça au plus vite, sinon la situation devient insupportable », alertent-ils, craignant que cette pénurie ne s’installe durablement dans leur commune.

Believe Likoko, stagiaire UCC

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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