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Paul Kagame, le bourreau en costume : Rwanda, la tyrannie africaine du XXIème siècle

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John Williams Ntwali n’est plus. Le journaliste indépendant, connu pour ses enquêtes sur les exactions du régime rwandais, a été retrouvé mort dans des circonstances plus que troubles en janvier 2023. Officiellement, un « accident de la route ». Officieusement, un meurtre politique de plus. Les autorités n’ont fourni ni preuves crédibles, ni lieu précis, ni images de l’accident.

Pire, le procès du conducteur accusé s’est tenu à huis clos, sans observateurs indépendants, dans une parodie de justice typique des dictatures. Mais John Ntwali n’est qu’un nom parmi d’autres. Depuis 2021, cinq opposants rwandais ont été assassinés à l’étranger, selon Human Rights Watch (HRW). Enlevés, torturés, liquidés en Ouganda, au Mozambique ou en Afrique du Sud, ces critiques du régime paient de leur vie leur audace.

Leurs crimes ? Avoir osé défier Paul Kagame, le président « élu » avec 99,17 % des voix en 2024, dans une mascarade électorale où opposition et médias indépendants sont systématiquement muselés. Le régime rwandais est paranoïaque, la chasse aux dissidents ne s’arrête jamais. La terreur ne connaît pas de frontières. Le Rwanda de Kagame pratique la répression transnationale avec une efficience glaçante.

Yusuf Ahmed Gasana, défenseur des droits humains, disparaît en 2023 à Nairobi avant de réapparaître dans une geôle rwandaise. Les autorités kényanes et rwandaises refusent toute explication à qui que ce soit. Les familles des exilés sont prises pour cible. Les frères de Noël Zihabamwe, opposant en exil, sont torturés puis « évaporés » en 2019 après son engagement auprès de l’ONU.

Victoire Ingabire, figure de l’opposition, est arrêtée en juin 2025 pour avoir… lu un livre sur la résistance non-violente. Son parti, le Dalfa-Umurinzi, compte au moins 15 membres derrière les barreaux, dont certains croupissent en détention préventive depuis trois ans. Pendant que Kigali réprime sa population, Paul Kagame exporte sa violence en RD Congo. Les preuves de son soutien au RDF/M23 s’accumulent.

Des frappes au rocket sur des camps de déplacés près de Goma ont tué 17 civils, dont 15 enfants, en mai 2024. Les experts de l’ONU attribuent ces crimes aux forces rwandaises du RDF/M23. Ce groupe terroriste, sous commandement rwandais, extorque 800 000 $ par mois en taxes sur le coltan congolais, expédié illégalement vers le Rwanda. Paul Kagame transforme l’Est du Congo en colonie économique.

Malgré les sanctions de l’UE et des États-Unis contre des officiers rwandais, Paul Kagame persiste, invoquant une « auto-défense » contre les FDLR – un prétexte usé pour justifier l’injustifiable. L’Occident ferme les yeux. Le Royaume-Uni, après avoir envisagé d’expédier des demandeurs d’asile au Rwanda, a finalement abandonné le projet – mais sans sanctionner le régime criminel du FPR.

Les États-Unis, tout en médiant un accord de paix en RDC, continuent de traiter Kagame en partenaire « stabilisateur ». Pendant ce temps, les bailleurs de fonds financent des projets au Rwanda, malgré les tortures en prison, les procès truqués, et les corps qui s’entassent. Paul Kagame, un despote qui n’a rien à envier aux pires tyrans. Paul Kagame n’est pas un « réformateur ». C’est un criminel en costume, responsable de milliers de morts au Rwanda et des millions en RDC.

Son régime, bardé de lois répressives et de faux-semblants démocratiques, est une machine à broyer les vies. La communauté internationale, en lui accordant une légitimité, se rend complice de ses atrocités. Il est temps de dire la vérité : Paul Kagame est le plus grand assassin en exercice d’Afrique. Et tant que la justice internationale restera passive, le sang continuera de couler.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales

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Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.

Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.

« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.

Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.

Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.

Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.

Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.

Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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