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Frais de participation et Phénomène 100%, deux maux qui gangrènent l’EXETAT en RDC

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La 58ème édition de l’Examen d’Etat, en République démocratique du Congo, s’est déroulée du lundi 28 au jeudi 31 juillet 2025 et ce, sur toute l’étendue du pays.

Soixante douze heures après la passation, les premiers résultats, concernant trois provinces éducationnelles, ont commencé à tomber. Il s’agit des provinces éducationnelles suivantes : Kinshasa-Mont Amba, Katanga 1 et Kassai 1.

Des scènes de liesse pour les lauréats, mais aussi des pleurs et grincements des dents pour les candidats malheureux, ont marqué cette publication.

A Kinshasa, certaines familles déçues suite aux échecs, n’ont pas hésité à exprimer leurs mécontentements aux établissements scolaires.

 » _Avec tout l’argent que nous avons payé, cette école n’a pas pû assurer un bon encadrement et faire un bon suivi pour la réussite des enfants_ « , s’exclamait un groupe des parents rencontré à Kisenso.

Posons-nous les questions à la suite de ces déclarations :

1. L’école dispose t-elle d’une responsabilité en cas d’échec d’un élève à l’Examen d’Etat ?

2. S’acquitter des frais scolaires et des frais de participation constitue t-il une garantie pour la réussite de l’élève ?

Contacté par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, un chef d’établissement de MATETE dont l’option pédagogie générale a fait néant, pense que les responsabilités doivent être partagées et propose, pour mettre fin aux spéculations, la suppression des frais de participation à l’Examen d’Etat. Ainsi, pense -t-il, que les élèves seront entièrement mis devant leur conscience.

 » _Croire qu’être en ordre avec les frais exigés, garantit la réussite à l’Examen d’État, est une naïveté. Malheureusement, c’est ce que les gens pensent_ « , nous a-t-il déclaré.

Et d’ajouter :  » _Je suggère que la gratuité s’applique à l’Examen d’Etat, en vue de promouvoir la méritocratie et d’éveiller la conscience des élèves_ « .

Notons qu’avant d’être aligné comme candidat à l’Examen d’Etat, l’obligation est actuellement faite à l’élève de payer les frais des fiches, des photos et de numérisation, sans tenir compte de ses dossiers. A Kinshasa, tous ces frais additionnés, s’élèvent à 37.000 FC par élève.

A cela, viendront s’ajouter par la suite, les frais de participation, qui sont fixés à 85.000 FC à Kinshasa et repartis comme suit : Hors-session, 54.000 FC et session ordinaire, 31.000 FC.

Néanmoins, dans le fait, des majorations importantes sont opérées par les écoles, en aparté avec les parents. Des réunions des parents des finalistes sont convoquées dans les écoles. Lorsqu’on arrive à satisfaire aux exigences financières de l’école, on considère que la réussite à 100% est un acquis, l’école va en assurer le suivi.

Pour rappel, l’ancien Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, le député national Steve Mbikayi, avait proposé à l’époque, la suppression de l’Examen d’Etat, au motif qu’il ne reflète pas, selon lui, le niveau réel des élèves et que son organisation coûte énormément de l’argent au Trésor public.

Bref, les frais de participation à l’Examen d’Etat et le phénomène 100%, seraient à la base du rabaissement de niveau des finalistes dans certains milieux dans la capitale, hormis certaines écoles dites de prestige. Le pouvoir organisateur rendrait un bon service à la nation, d’engager cette réforme importante visant à supprimer les frais de participation à l’EXETAT, à l’instar de l’ENAFEP, et ce, pour conscientiser les élèves au travail et changer la mentalité de toute la communauté.

Jules Kisema Kinkatu/CONGOPROFOND.NET.

À la Une

Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira

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L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain

Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.

Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.

Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre

Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.

L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.

Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira

La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

 

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