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Politique

Partenariat stratégique global RDC-Chine : Le gouvernement exhorte les Congolais audacieux à prendre aussi des initiatives !

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Le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, Patrick MUYAYA KATEMBWE, le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères, Christophe LUTUNDULA APALA Pen’APALA et le Ministre des Finances, Nicolas Serge KAZADI KADIMA-NZUJI, ont co-animé un briefing presse ce lundi 5 juin 2023 autour de la visite du Président de la République, Félix Tshisekedi en Chine donnant les grandes lignes du Partenariat Stratégique Global Sino-congolais.

Prenant la Parole en premier, Patrick Muyaya a salué une visite d’État historique effectuée en Chine par le Président de la République. Il souligné la signature de plusieurs mémorandums entre les ministres sectoriels de deux pays.

« Beaucoup de choses ont été faites en marge de cette visite notamment la signature de plusieurs mémorandums entre les ministres sectoriels de deux pays mais aussi vous avez beaucoup entendu de ce que nous avons appelé partenariat global et stratégique, parce qu’avec cette puissance mondiale, nous tenons à relancer notre coopération. Il y a eu des spéculations qui ont été faites avant le départ tendant à réduire la portée de cette visite historique jusqu’à la renégociation autour du contrat, ce n’était pas le cas », a fait savoir le Ministre de la Communication et Médias.

Prenant la parole à son tour, Christophe Lutundula a martelé sur le bien-fondé du voyage de la délégation ministérielle qui a précédé celui du Président de la République en Chine qui n’était pas celui des négociations.

Soulignant le partenariat gagnant-gagnant entre Kinshasa et Pékin et l’intérêt manifesté par la Chine par rapport aux initiatives à prendre en ce qui concerne les minerais stratégiques, le Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires Étrangères, Christophe Lutundula a rappelé les principes de base de ce partenariat dont la valorisation des ressources naturelles occupe une place prépondérante.

« On a signé des instruments juridiques de coopération, des attentes mutuelles, quelques accords. Dans mon secteur, il y a eu un accord de coopération générale, il y a eu un accord d’institution de mécanisme d’accord de suivi par les deux ministères des Affaires étrangères. D’autres instruments ont été signés dans les domaines du numérique, de l’environnement, des médias », a-t-il souligné.

Christophe Lutundula a dans la foulée, martelé sur deux éléments indispensables même si les instruments juridiques de coopération ont été signés.

« La première est qu’au niveau du gouvernement, qu’il y ait des projets précis à soumettre à nos partenaires. 2è condition : que les Congolais prennent aussi des initiatives. Nous sommes dans une économie libérale. C’est un secteur privé dynamique dont nous avons besoin. L’État trace le cadre, crée le climat des affaires, s’occupe des infrastructures. Il faut des hommes audacieux, qui ont de l’imagination, qui créent des richesses, qui créent de l’emploi », a-t-il dit.

Pour sa part, Nicolas Kazadi a rappelé l’objectif de la mission en Chine qui n’était pas celui de signer des contrats mais celui de relancer la coopération bilatérale entre Kinshasa et Pékin.

« Il fallait redonner un nouveau souffle à cette coopération qui est extrêmement importante. La Chine aujourd’hui est l’un des principaux acteurs sur le plan économique à l’échelle mondiale et premier investisseur en RDC. Nous avons donc un partenaire majeur », a-t-il fait savoir.

Il a ajouté : « En toile de fond de cette visite, il y avait quelques différends liés à quelques investissements mais ces différends n’étaient pas l’objet des discussions. Ces différends ont été traités avant d’aller en Chine. Le principal avec TFM avait déjà été résolu. Il reste celui avec Sicomines. Il était important de poser le cadre dans cet esprit de renouveau dans la relation ».

Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET

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Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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