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Pagaille sur la gestion du marché central : Vendu ou cédé ?

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Gentiny Ngobila a-t-il vendu, cédé ou réhabilité le Marché central de Kinshasa ? C’est la question qui taraude les esprits à Zando après le lancement, sur les réseaux sociaux, d’un communiqué appelant les commerçants d’aller se faire identifier auprès de la SOGEMA, la société qui a exécuté les travaux de modernisation, en lieu et place de l’administration dudit Marché.

Ce communiqué livré le coordonnateur des travaux Emmany Mputu aurait dû, en principe, suscité l’enthousiasme des Kinois fatigués d’attendre la fin du calvaire leur imposé par l’ancien gouverneur Gentiny Ngobila.Mais c’est tout le contraire. L’annonce se trouve malheureusement à la base d’une confusion totale dans la mesure où le cabinet du gouverneur souligne que « le gouverneur Daniel Bumba n’a accordé aucune autorisation à cette opération d’identification ».

Les syndicats s’insurgent et accusent

Aussitôt après cette annonce d’Emmany Mputu, les syndicats des vendeurs et les agents du Marché central sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils qualifient d’usurpation d’attributions dévolues à l’administration du Marché. Il s’agit ni plus ni moins d’une démarche cavalière qui viole les dispositions pertinentes de l’arrêté Nº182 du gouverneur de Kinshasa portant organisation et fonctionnement des marchés urbains de Kinshasa, accuse Tshimanga Lutumba, Président du CSVC/VPN.

Selon lui, l’arrêté susévoqué attribue la tâche d’identification des vendeurs à l’administration et aux syndicats. C’est dans cette optique que l’ancien ministre provincial de l’Intérieur, sécurité et justice, Gratien Tsakala avait instruit au comité de gestion de procéder à l’identification des vendeurs dont les commerces avaient été démolis au lancement du projet de modernisation du Marché central.

Mais d’où vient qu’une entreprise recrutée pour exécuter les travaux se transforme en gestionnaire du Marché central ? Pourquoi SOGEMA exclut l’administration qui connait pourtant bien les sinistrés du Marché central pour les avoir gérés? Quelle est la teneur du contrat signé entre la ville de Kinshasa et SOGEMA, une société appartenant à l’épouse de l’ancien Gouverneur, à en croire des indiscrétions?.

C’est ici que certains analystes soupçonnent le gouverneur Gentiny Ngobila d’avoir vendu le Marché central à des indo-pakistanais qui auraient mis du paquet ayant permis à SOGEMA de moderniser cette infrastructure commerciale de l’État. Les élus de Kinshasa sont appelés à réclamer le contrat de partenariat signé avec la SOGEMA afin de rassurer les Kinois. Beaucoup de sinistrés craignent de se voir priver de leurs magasins et échoppes parce que la société SOGEMA fait tout pour ignorer les données de l’administration du Marché.

Signalons que dans son communiqué, le Coordonnateur des travaux du Marché central appelle les commerçants d’aller payer, après leur identification par la SOGEMA, les garanties locatives à la Solidaire Banque, par où sont passés les millions des indo-pakistanais, les présumés acheteurs.

Qui pis est, la société SOGEMA a fixé le loyer mensuel des magasins à 1000 $, révèle un vendeur au sortir de la concession Utex Africa où se déroulent les opérations.
Pour les syndicats des vendeurs, ce coût exorbitant de loyer est une stratégie machiavélique visant à exclure les nationaux et gagne-petits et à favoriser les indo-pakistanais qui tiennent à contrôler l’essentiel de l’économie à Gombe en particulier et dans la capitale en général.

La position de Daniel Bumba vivement attendue

Face à ce qui précède, les syndicats des vendeurs appellent les commerçants de ne pas se laisser escroquer par les services de SOGEMA et d’attendre le communiqué officiel du Gouverneur de la ville sur les dispositions à prendre pour acquérir des magasins, des entrepôts, des chambres froides, des échoppes ou des tables.
Il appartient au nouveau gouverneur de la ville de Kinshasa Daniel Bumba de sonner le glas aux à la confusion que continue d’installer le camp Ngobila dans la gestion de la ville. Autres temps, autres mœurs !

Rappelons que le nouveau marché central compte aujourd’hui 630 magasins, une dizaine de chambres froides, 272 latrines, des parkings et des entrepôts.

Le mandat

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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