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PADMPME : cap sur la ratification avant le 24 octobre !
Au cours de sa réunion du vendredi 27 septembre 2019, le conseil des ministres a adopté le projet de loi autorisant la ratification de l’accord de financement du Crédit N°6287-ZR du 21 septembre 2018 conclu entre la République Démocratique du Congo et l’Association Internationale de Développement, filiale du Groupe de la Banque mondiale.
Cet accord de financement est consécutif au Projet d’Appui au Développement des Micro, petites et Moyennes Entreprises (PADMPME) pour un montant de 100 millions de dollars américains destinés à soutenir les entrepreneurs congolais – principalement les femmes et les jeunes – par des subventions et un accompagnement dans le secteur de la petite industrie, l’agro-transformation et les services autres que le commerce général et l’import-export.
Il reste maintenant à transmettre ce projet de loi de ratification au parlement qui doit l’entériner pour activer ce crédit attendu par les entrepreneurs pour donner un souffle à leurs activités et projets.
Une mission de la Banque mondiale qui a séjourné à Kinshasa du 23 au 26 septembre dernier a rappelé que le crédit serait annulé si sa ratification n’intervient pas avant le 24 octobre.
Dans cette hypothèse, fort peu probable, le gouvernement congolais perdrait ainsi le moyen de financer l’essentiel de sa politique économique.
En effet, 5 des 20 piliers sur lesquels repose le programme du Président de la République relèvent du PADMPME.
Samuel Banza/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
