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Ouverture d’une information judiciaire contre le Cardinal Ambongo : Excès de zèle et Ignorance de l’Accord-cadre entre le Saint-Siège et la RDC (Père JP Bodjoko)
» L’excès de zèle du Procureur Général près la Cour de cassation qui ignore sûrement l’Accord-cadre entre le Saint-Siège et la RDC », a réagi le Père Jean-Pierre Bodjoko.
Ce membre de l’église catholique n’est pas du tout d’accord avec la justice congolaise qui ouvre une information judiciaire à charge du cardinal Fridolin Ambongo.
Dans son article 8 paragraphe 2, cet Accord-cadre, évoquant la justice, stipule que « dans le cas d’un Évêque ou d’un prêtre exerçant une juridiction équivalente, l’autorisation préalable du Parquet général de la République est nécessaire et le Saint-Siège en sera aussitôt informé par les autorités congolaises via la Nonciature Apostolique ».
Selon Père Jean-Pierre Bodjoko, « le prêtre est fonctionnaire du Vatican. Je doute fort que cette procédure ait été respectée ». Il appelle à éviter « des zones de turbulences inutiles » et propose la lecture de « Luc 14 : 31 ».
« C’est le même procureur général près la Cour de cassation qui avait intimidé les gens en déclarant qu’il y aura des interpellations de ceux qui remettront en cause les conclusions des enquêtes judiciaires sur la mort du député Chérubin Okende dans les prochains jours ? », s’est-il interrogé.
Et de répondre : « Si c’est lui, alors qu’il sache qu’il s’engage dans un terrain qu’il ne pourrait maîtriser par la suite ».
Père Jean-Pierre Bodjoko a rappelé que « le président Tshisekedi a déjà dit tout haut ce qu’il pense de la justice de la RDC. Et nous le savons tous ».
« Le Procureur Général près la Cour de cassation devrait d’abord chercher un bon secrétaire qu’il lui apprendra à distinguer un Monseigneur d’un Cardinal. L’histoire est là pour nous enseigner et renseigner. A-t-il une balance? Qu’il se pèse avant d’affronter un Cardinal de l’Eglise catholique. Plusieurs fronts à la fois est une erreur à ne pas commettre. Un homme averti… », a-t-il prévenu.
NouveauMedia/CONGOPROFOND.NET
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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils
À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.
Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.
Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international
Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.
Exaucé Kaya
