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Oïcha : Interpelé par l’ANR, le journaliste Christophe Katembo Muthahinga enfin relâché
L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de presse, prend acte de la libération de Christophe Katembo Muthahinga, journaliste à Radio du Peuple Oïcha, station communautaire émettant à Oïcha en territoire de Beni à 350 kms de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le journaliste a été relaxé, le 20 octobre 2022, après 24 heures de détention au cachot de l’Agence nationale des renseignements (ANR/Oïcha).
A titre de rappel, Christophe Katembo Muthahinga, a été interpellé, le 19 octobre 2022, à la barrière Kikanda, par les agents se réclamant de l’ANR/Oïcha. C’était au moment où il prenait les photos du convoi des véhicules qui fréquentent le tronçon Oïcha-Bunia. Il lui a été reproché de prendre les photos sans l’autorisation des autorités.
Tout en prenant acte de cette libération, OLPA condamne néanmoins la procédure ayant conduit à l’interpellation du journaliste. Il s’agit manifestement d’une atteinte à la liberté de presse garantie par la législation congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
