Connect with us

Politique

ODD en RDC : 2,5 millions d’enfants enregistrés, 45 000 personnes assistées, 9 000 armes sécurisées

Published

on

 

Le Bureau du coordonnateur résident du système des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC) a présenté, ce jeudi 22 juillet 2025, les résultats de sa contribution collective à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) dans le pays. La cérémonie s’est tenue dans la grande salle de la MONUSCO, sous la conduite de Bruno Lemarquis, coordonnateur résident du Système des Nations unies en RDC, en présence de Célestin Kabombo, secrétaire général à la Coopération internationale, et Daniel Pembe, secrétaire général au Plan.

Dans son allocution, Bruno Lemarquis a salué les efforts conjoints des 29 agences, fonds et programmes du SNU présents en RDC, qui ont œuvré à la mise en œuvre de huit priorités stratégiques définies dans le cadre du Plan de coopération 2020-2024. Ces résultats, selon lui, sont le fruit d’un partenariat renforcé entre les Nations unies, les institutions publiques et les autres parties prenantes engagées pour le bien-être des populations congolaises.

Les progrès sont particulièrement notables dans les domaines de la consolidation de la paix, des droits humains, de la protection des civils, de la cohésion sociale et de la démocratie. Plus de 450 000 enfants ont bénéficié d’une protection sociale et juridique, tandis que des actions majeures ont été entreprises pour améliorer l’accès à la justice, la sécurité publique et la gestion des armes légères.

« Dans le cadre de la lutte contre l’impunité et les violences basées sur le genre (VBG), près de 45 500 personnes vulnérables ont obtenu une assistance juridique. En outre, 881 survivantes de VBG ont reçu un appui juridique spécialisé, et 2,5 millions d’enfants ont vu leurs naissances enregistrées à l’état civil, renforçant ainsi leur accès à l’identité et aux droits fondamentaux », a indiqué Bruno Lemarquis.

Le rapport met également en lumière l’engagement du système onusien pour la protection des groupes vulnérables, en particulier les enfants. Des initiatives ciblées ont été mises en place pour lutter contre les pires formes de travail des enfants dans les mines artisanales, un fléau encore trop présent dans plusieurs provinces du pays.

« Parallèlement, plusieurs programmes ont été initiés pour l’autonomisation des femmes et leur participation dans les instances politiques. Ce soutien actif à l’inclusion des femmes dans la vie publique répond à la volonté de renforcer la démocratie et la gouvernance en RDC », a salué Bruno Lemarquis.

Dans le cadre de la consolidation de la paix, plus de 9 000 armes ont été marquées, enregistrées ou sécurisées, et 125 000 personnes ont été sensibilisées aux risques liés aux engins explosifs. Un effort reconnu et apprécié par les autorités présentes, qui ont exprimé leur gratitude envers le système onusien pour sa contribution significative à la stabilité du pays.

Enfin, les secrétaires généraux à la Coopération internationale et au Plan, représentants respectifs du vice-premier ministre du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement (PCAD) ainsi que d’autres ministères sectoriels, ont salué un « document de référence dans le cadre de la déclaration commune entre les Nations unies et le gouvernement congolais ».

Exaucé Kaya | CONGOPROFOND.NET

À la Une

RDC : Entre corps abandonnés et nouvelles alertes des ADF, Mambasa s’enfonce dans la crise

Published

on

Alors que 17 corps découverts depuis le 23 mai dans le territoire de Mambasa n’ont toujours pas été inhumés, de nouvelles alertes sécuritaires alimentent la psychose au sein de la population.

 L’ONGDH Protection Plus dénonce une détérioration continue de la situation et appelle les autorités à agir face à la menace persistante des rebelles ADF.

Le territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, continue de faire face à une crise sécuritaire et humanitaire préoccupante. Entre les attaques répétées attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), les déplacements de populations et le sort réservé aux victimes, les inquiétudes grandissent au sein des communautés locales.

L’Organisation non gouvernementale de défense des droits humains (ONGDH) Protection Plus a exprimé sa vive indignation face à la situation de dix-sept corps découverts le 23 mai 2026 au village Kidini, dans la cellule Mongalyema, groupement Andifele, en chefferie des Walese-Karo. Plus de 2 semaines après leur découverte, ces dépouilles n’ont toujours pas été inhumées.

Selon l’organisation, ce retard constitue une atteinte grave à la dignité humaine et reflète l’ampleur de la crise qui frappe cette partie de l’Ituri. Les victimes auraient perdu la vie lors d’une attaque attribuée aux ADF.

Pour Protection Plus, l’absence de sépulture prolonge la souffrance des familles endeuillées et accentue le traumatisme d’une population déjà durement affectée par les violences armées.

« Toute personne décédée, quelles que soient les circonstances de sa mort, a droit à une inhumation digne, respectueuse et sécurisée, conformément aux principes fondamentaux des droits humains. Le respect des morts est un devoir fondamental de toute société civilisée », a déclaré Maître John Vuleveryo Musombolwa, responsable de l’organisation.

L’ONG appelle les autorités compétentes à organiser sans délai des funérailles dignes et sécurisées pour les victimes, tout en assurant la protection des sites concernés afin de préserver l’intégrité des dépouilles.

Cette situation intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des violences dans le territoire de Mambasa. Il y a quelques jours, des éléments présumés ADF ont attaqué le village Makwangi, situé dans le groupement Bayaku, en chefferie des Babila-Bakwanga. Selon des sources locales relayées par Protection Plus, quatre personnes ont été tuées lors de cette attaque.

Plusieurs boutiques ont été pillées et des habitants enlevés par les assaillants.

Face à cette nouvelle tragédie, l’organisation a dénoncé un regain d’insécurité qui plonge la population dans la peur. Elle appelle à un renforcement des opérations militaires afin d’assurer une protection durable des civils.

Comme si cela ne suffisait pas, une nouvelle alerte a été signalée dans la soirée du mardi 9 juin 2026. Dans une communication adressée à la rédaction de CongoProfond.net à 19h12, Protection Plus a fait état de plusieurs coups de feu entendus au village Babungwe, dans le groupement et la chefferie des Babila-Bakwanga, au PK 38 sur la Route nationale numéro 44 reliant Mambasa à Bunia.

Selon l’organisation, ces détonations ont provoqué une vive panique au sein de la population, occasionnant des déplacements de plusieurs familles au cours de la nuit. Bien qu’aucune attaque n’ait été officiellement confirmée au moment de l’alerte, la population redoute une nouvelle incursion des combattants ADF dans cette zone.

« Il y a seulement deux jours, nous dénoncions déjà une attaque dans le village Makwangi sur le même axe routier. Aujourd’hui encore, des coups de feu sont signalés à seulement 38 kilomètres de Mambasa. Cette situation est extrêmement préoccupante », a alerté John Vuleveryo Musombolwa.

Pour le défenseur des droits humains, la multiplication de ces incidents démontre l’urgence d’une réponse efficace des autorités sécuritaires. Il estime que la présence des ADF dans cette région constitue une menace permanente pour les populations civiles.

Protection Plus appelle ainsi les autorités administratives, militaires et sécuritaires à prendre des mesures urgentes afin de sécuriser l’axe Mambasa-Bunia et les localités environnantes. L’organisation rappelle que les habitants de Mambasa ne peuvent continuer à subir simultanément les massacres, les enlèvements, les déplacements forcés et l’abandon des victimes.

Pour l’ONG, seule une action rapide et coordonnée permettra de restaurer la sécurité, préserver la dignité humaine et redonner espoir à des populations confrontées depuis plusieurs années aux conséquences des violences armées.

Junior Kasamba/Congoprofond.net

Continue Reading