Actualité
OCC: Lambert Osango ( PCA) et Gaby Lubiba Mampuya ( DG) à la tête du nouveau comité de gestion provisoire
Dans un arrêté ministèriel signé le 13 juillet 2021, le ministre du Commerce extérieur, Jean Lucien Bussa, a désigné, à titre provisoire, un Président du Conseil d’administration, un Directeur Général et un Directeur Général Adjoint de l’Office Congolais de Contrôle (OCC).
Pour une durée de 3 mois, il a suspendu Placide Tshisumpa Tshiakatumba du poste du Président du Conseil d’administration, Risasi Tabu du poste de Directeur Général et Madame Kasongo Omba, Directeur Général Adjoint.
« Cette suspension est accompagnée d’une enquête subséquente pour permettre aux concernés de présenter leurs moyens de défense », lit on dans l’arrêté ministériel de Jean Lucien Bussa.
Pour assurer leur interim, Osango Nsenga Lambert est désigné Président du Conseil d’administration ai, Gaby Lubiba Mampuya est le nouveau Directeur Général ai et Lobo Ntekesha Wa Ntekesha sera son adjoint.
Pour rappel, le Directeur général de l’Office Congolais de Contrôle ( OCC), Célestin Risasi Tabu, est aux arrêts depuis le vendredi 9 juillet 2021.
Selon plusieurs sources, il a été arrêté par les éléments de la police judiciaire à son bureau de travail à Kinshasa. Jusque-là, les raisons de son arrestation ne sont pas encore connues. Toutefois, son nom figure sur la liste des responsables des institutions publiques qui sont pointés par l’inspection générale des finances (IGF).
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
