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Politique

Obsèques de Gabriel Kyungu : le mot de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, annulé à la dernière minute, n’a pas été lu !

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À Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, il n’y a pas que le mausolée construit pour inhumer le corps de Gabriel Kyungu wa Kumwanza, défunt président de l’UNAFEC, qui fait polémique dans les réseaux sociaux, dans les bus de transport en commun, et sur les places publiques.

Au cours des obsèques de la « Sentinelle du Katanga », un incident protocolaire a indigné des députés provinciaux, et irrité certains observateurs qui ont délié leurs langues pour exprimer leur mécontentement.

Il s’agit de l’annulation automatique du mot de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, que devrait lire le premier vice-président de cet organe délibérant, Michel KATEBE.

Décision malheureusement mal interprétée par certains analystes politiques, ceux-ci disent ne pas comprendre pourquoi le mot de l’institution que dirigeait passionnément celui pour qui les obsèques se tiennent, soit automatiquement annulé, alors qu’ils l’attendaient impatiemment, pour découvrir le climat politique qui règne au sein du bureau de l’Assemblée provinciale.

Et pourtant, c’était clairement annoncé et retenu dans le programme officiel que le gouvernement provincial, la famille biologique de l’illustre disparu, et l’Assemblée provinciale avaient adopté de commun accord.

Selon un administratif de l’Assemblée provinciale qui s’est confié à CONGOPROFOND.NET, sous le sceau de l’anonymat, le discours de l’Assemblée provinciale serait annulé sur ordre du gouverneur KYABULA.

« Si le protocole d’État a annulé le mot de l’Assemblée provinciale lors des obsèques, ça doit être fait seulement sur ordre du gouverneur KYABULA qui peut peser de tout son poids », a-t-il expliqué, avec regrets.

Cet incident se discute partout dans les ruelles et places publiques, voire dans les réseaux sociaux, principalement dans les groupes politiques WhatsApp, par les politiques, les passionnés de la politique, et même les élus nationaux et provinciaux.

Certaines sources proches des députés provinciaux renseignent même que pour les députés mécontents et très indignés, il est inacceptable et indescriptible qu’on leur refuse le droit de rendre un dernier hommage à celui qui fût à la fois, leur collègue, leur président et père politique. Un discours bien travaillé pour la circonstance, a été déjà bien ficelé pour être lu en présence du chef de l’État et de toute l’assistance.

Cet incident est considéré comme une « humiliation et un déshonneur » sur l’Assemblée provinciale, l’institution qui était au coeur de l’actualité, car ayant perdu son président.

Ce qui est plus étonnant, aucune explication claire, n’a jamais été fournie aux élus provinciaux, pour leur faire comprendre le motif réel de l’annulation de leur intervention.

Les questions qui taraudent les esprits éveillés autour de cet incident sont plusieurs : « Est-ce que, c’est la personne de l’honorable Michel Katebe qui génait certaines sensibilités ? Est-ce que c’est son appartenance à la famille politique « Ensemble pour la République » de Moïse Katumbi qui fait mal ? Normalement, en pareille circonstance, qui devra intervenir ? etc. ». Toutes ces questions sont plusieurs fois revenues dans les débats et échanges de ceux qui n’ont pas bien digéré cette façon de faire, au point d’humilier, pas seulement la personne de Michel Katebe, mais tous les députés provinciaux et même les agents de l’Assemblée provinciale.

Gedeon ELONGA Béni/CONGOPROFOND.NET


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À la Une

Nord-Kivu : Un seigneur de guerre crée la force d’autodéfense PARECO/FF pour combattre le M23 !

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Une nouvelle force d’autodéfense vient de voir le jour en province du Nord-Kivu. Menée par SENDUGU MUSEVENI, un ancien membre influent du bureau politique du M23, cette force affirme avoir comme objectif : combattre la rébellion du M23. Dans une déclaration rendue rendue publique en date du 23 novembre dernier, ce mouvement des « Résistants Patriotes Congolais/ Force de Frappe » dit avoir lancé ses activités à partir de Chugi, un village du territoire de Masisi, pour « sauver la patrie en danger « , conformément à l’article 63 de la constitution de la République Démocratique du Congo.

Ce mouvement justifie aussi son existence par le fait que les terroristes du M23 et leurs alliés violent, tuent et s’approprient le sol congolais sous l’oeil  impuissant de la communauté internationale.  » Les crimes qui se commettent n’interpellent personne comme si massacrer les paisibles citoyens Congolais est un droit réservé aux mouvements terroristes étrangers et leurs alliés rwandais et ougandais ! », a-t-il déclaré aux médias.

Ainsi, précise-t-il à travers un communiqué,  ce mouvement est créé avec comme objectifs de :

1. Défendre le territoire national et protéger ses frontières afin de
restaurer la paix en RDC en général et en particulier à l’Est du pays;

2. Poursuivre et combattre les actions des terroristes du M23 qui sont
soutenus par le RWANDA et l’OUGANDA;

3. Lutter contre le génocide, les crimes contre l’humanité, l’infiltration des
étrangers sur le sol congolais et d’autres crimes ;

4. Accompagner le gouvernement congolais dans sa lutte pour l’éradication des groupes terroristes comme le M23, les ADF-MTN et la restauration définitive de la Paix en RDC.

 » Nous, Coalition des Résistants Patriotes Congolais/Force de Frappe
(PARÉCO/FF), nous nous engageons à riposter farouchement aux attaques du
M23 contre les paisibles citoyens et à l’agression du RWANDA et de
I’OUGANDA », a déclaré son leader.

Cette force dit également appeler toutes les forces d’autodéfense des communautés congolaises de s’unir comme un seul homme et de se joindre à lui pour mettre hors d’état de nuire l’ennemi de la paix en RDC.  » A toutes les autres forces qui s’opposeront à la libération et la restauration de la
Paix en RDC, le PARECO/FF promet force de frappe chirurgicale », a-t-il prévenu.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET


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