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Nouvelle majorité parlementaire : l’informateur Bahati démarre officiellement son travail ce mercredi
Face à la presse ce mardi 19 janvier 2021, l’informateur Modeste Bahati Lukwebo a annoncé le début officiel de son travail d’identification de la nouvelle majorité parlementaire ce mercredi 20 janvier au fleuve Congo hôtel où est installé son quartier général. D’ores et déjà, il a appelé les politiciens congolais à faire preuve d’une certaine éthique dans leurs actions.
« Il faut éviter l’escroquerie politique et la flatterie. Il faut que le changement de comportement caractérise l’Union sacrée de la Nation », a dit Modeste Bahati.
Selon lui, il ne faut pas biaiser la politique du chef de l’État avec les idées de partage des postes.
Concernant le fondement de l’Union Sacrée, l’informateur soutient que basiquement cette vision est avant tout question d’idéologie, celle de la rupture avec le système de prédation jusque-là d’actualité au pays. Il en appelle donc le peuple et les politiques à venir adhérer à la vision du Chef de l’Etat pour le développement du pays.
Au sujet du budget alloué pour le fonctionnement des activités de l’informateur et de son panel, Bahati Lukwebo a fait savoir que jusqu’à ce jour il n’y a pas 1 FC déboursé pour l’informateur. Il a révélé qu’il a auto-financé ses activités, y compris la logistique de sa sortie médiatique.
» Ceux qui affirment que j’aurai perçu 1.500.000 dollars, sont excellent dans la délation! Il n’y a pas pire délation que ça. Les journalistes qui affirment cela peuvent-ils brandir juste une preuve? Jusque-là aucun état de besoin n’a été établi. Aucune dotation n’a été faite et pas 1 seul dollar n’est perçu », a-t-il martelé.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
