À la Une
Nouveau souffle pour la Commission nationale anti-fraude minière : Didier Kaku aux commandes !
Le Ministre des Mines, Kizito Pakabomba, a procédé ce lundi à l’installation officielle du nouveau comité de la Commission Nationale de Lutte contre la Fraude et la Contrebande Minière (CNLFM). Un tournant décisif pour un secteur minier gangrené par les circuits illicites. À sa tête : Didier Kaku Kingwabidi, Inspecteur Général des Mines, désormais Coordonnateur National de cette structure stratégique.

Un cap clair dans un secteur sous tension
Confronté à la fraude à grande échelle, à une contrebande tentaculaire et à l’exploitation illégale orchestrée parfois par des groupes armés, le gouvernement congolais réaffirme, par cette nouvelle équipe, sa volonté de moraliser la filière minière. En confiant les rênes de la CNLFM à Didier Kaku, réputé pour sa rigueur et son intégrité, Kinshasa veut mettre fin à l’impunité et redonner un visage crédible à ses minerais.
Une feuille de route en six axes prioritaires :
1. Renforcer la coordination entre les services techniques et les forces de sécurité ;
2. Intensifier le contrôle sur les chaînes de production et de commercialisation de l’or, du diamant et du cupro-cobalt ;
3. Optimiser les recettes fiscales et douanières issues du secteur ;
4. Introduire des technologies de traçabilité robustes ;
5. Muscler la coopération régionale, notamment via la CIRGL, pour assécher les flux illicites ;
6. Redorer l’image des minerais congolais par une exploitation transparente et conforme aux standards internationaux.

Une commission opérationnelle dès la semaine prochaine
Lors de son allocution, Didier Kaku a exprimé sa reconnaissance au Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi qu’au Ministre des Mines et au Secrétaire Général, pour leur confiance. Déterminé, il a promis d’aller au-delà des attentes : « Nous devons faire ce qu’il faut, et même plus que ce qu’il faut. Dans les moments difficiles, il faut toujours tirer les leçons du passé pour mieux avancer », a-t-il martelé.
Conscient des enjeux, il prône une démarche inclusive, associant les services publics compétents et les opérateurs légaux. Il a annoncé que la stratégie d’action de la commission est déjà finalisée et que sa mise en œuvre commencera dès la semaine prochaine.

La cérémonie s’est conclue par la remise et reprise entre Didier Kaku Kingwabidi et son prédécesseur, Freddy Mwamba, en présence du Ministre des Mines.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
