Provinces
Nord-Kivu : Vers une délocalisation de la prison de Kakwangura face à la dégradation des conditions carcérales
En visite de travail à Butembo, ce vendredi 1er août, le coordonnateur principal du gouverneur de province en charge de la justice, Éric Kisa Walubero, a annoncé la volonté de l’exécutif provincial de délocaliser la prison centrale de Kakwangura. Cette décision intervient à la suite d’une descente d’évaluation effectuée dans cet établissement pénitentiaire, où les conditions de détention sont jugées alarmantes.
« Nous avons été très touchés par les constats faits sur place. Le responsable de la prison a indiqué que si les détenus étaient plus agités ou dangereux, cela pourrait avoir de lourdes conséquences sur la sécurité urbaine. Les problèmes sont multiples : alimentation, hygiène, santé… Une étude de faisabilité a déjà été menée, il ne reste qu’à la transformer en projet de délocalisation pour doter la ville d’une prison moderne, répondant aux standards internationaux », a-t-il affirmé.
Durant son séjour, le responsable provincial a également visité les cachots de plusieurs sous-CIAT (postes de police), où il a constaté des conditions de détention difficiles malgré une certaine rigueur administrative. « Partout, nous avons noté la présence de documents justifiant les détentions, ce qui témoigne d’une certaine traçabilité. Mais les conditions de détention restent mauvaises. Nous avons procédé à la libération de quelques détenus poursuivis pour des faits mineurs », a-t-il ajouté. Cette mission, conduite depuis le 30 juillet, a permis à la délégation de rencontrer plusieurs acteurs du secteur judiciaire, de la société civile et des services de sécurité.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
