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Nord-Kivu/Nyirangongo : Carly Nzanzu à la recherche de la sécurité à travers le dialogue social

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A l’initiative du gouverneur de province du Nord-Kivu, il s’est tenu ce mardi 07 août une session de dialogue social en territoire de Nyiragongo, au Nord de Goma. Pendant environ 4 heures, toutes les couches de la population qui y ont pris part, ont soulevé les différents problèmes auxquels font face leur entité avant d’envisager des pistes des solutions avec le chef de l’exécutif provincial.

La majorité des participants à cette rencontre ont relevé les conflits coutumiers et fonciers comme source de l’insécurité dans cette entité territoriale avant eux eux-mêmes d’en proposer des pistes de solutions au gouverneur de province Carly Nzanzu Kasivita. Il s’est dit édifié des discussions avec la population.

Pour lui, il va en tenir compte dans la recherche de la quiétude des citoyens de Nyiragongo, victime de l’insécurité et d’autres difficultés sociétales demandant l’implication de l’Etat.

« Nous avons eu de très bons échanges et je peux vous rassurer que si nous arrivons à travailler main dans la main avec la population de Nyirangongo, nous allons effectivement diminuer cette insécurité, même arriver à l’éradiquer bien qu’il n’existe pas un territoire ou une province où le taux de criminalité est 0. Notre souci est de voir notre population travailler et vivre paisiblement surtout isoler les malfrats de ce territoire jusqu’à ce qu’ils répondent de leurs actes devant les instances judiciaires », a-t-il dit, au sortir de ce dialogue social.

Ce dernier a promis poursuivre les audiences privées avec certaines personnes du milieu qui ont émis plusieurs observations pertinentes pour mettre définitivement fin à l’insécurité qui y bat son plein actuellement avec des récentes tueries aux villages de Turunga et de Buhene.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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