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Nord-Kivu : L’UNPC lance, à Goma, l’identification des journalistes professionnels
Une conférence de presse a été organisée pour annoncer le lancement d’un programme d’identification des journalistes professionnels et des acteurs des médias au Nord-Kivu.
Lors de cette rencontre, Valéry Mukosasenge, président de la commission » Discipline et Éthique professionnelle » de l’UNPC/1section Nord-Kivu, a souligné le week-end dernier l’importance de cette initiative. « Cette démarche vise à recenser toutes les personnes œuvrant dans le secteur de la presse, y compris les journalistes, le personnel technique et administratif, ainsi que les professionnels assimilés tels que les monteurs de son, les caméramen et les photographes, » a-t-il déclaré.
L’identification des journalistes et des techniciens des médias a pour objectif principal de renforcer la régulation du secteur médiatique, d’assurer une meilleure reconnaissance des professionnels et de promouvoir l’éthique dans le journalisme.
En effet, cette initiative fait suite à des recommandations émises par la hiérarchie nationale de l’UNPC, visant à garantir que seuls les professionnels dûment qualifiés puissent exercer dans le domaine.
Cette démarche a également pour but de protéger les journalistes en leur fournissant une légitimité officielle. Ce qui est d’une importance capitale dans un contexte où la liberté de la presse est souvent menacée. En identifiant les professionnels, l’UNPC espère également faciliter l’accès à des formations continues et à des ressources nécessaires pour améliorer la qualité de l’information diffusée.
Le lancement de ce programme est un pas significatif vers la structuration du secteur des médias en République Démocratique du Congo, particulièrement dans le Nord-Kivu, une province où les défis liés à la liberté de la presse demeurent nombreux. Les responsables de l’UNPC invitent tous les acteurs concernés à participer activement à ce processus d’identification, qui devrait débuter dans les semaines à venir.
Cette initiative représente une avancée majeure pour la professionnalisation des médias en RDC et montre l’engagement de l’UNPC à défendre les droits et les intérêts des journalistes dans un environnement souvent hostile.
Pascal NDUYIRI/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
