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Beni: Trois civils perdent la vie lors d’une attaque des ADF

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Des violences armées ne cessent d’être enregistrées dans la région de Beni où les combattants ADF ont de nouveau tué 3 civils à Kipeyayo, près des anciens bastions conquis depuis plusieurs années par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).

Les assaillants ont surpris les cultivateurs dans la zone le week-end dernier, prenant aussi en captivité d’autres civils, rapportent des sources locales. Avant de se retirer, ajoutent-elles, les combattants ont incendié une dizaine d’habitations.

Le Mwami Atsu Taibo, chef du village de Bapakombe Bakondo où l’attaque a ciblé des civils, rappelle la nécessité de la collaboration entre la population et l’armée pour déjouer le plan des assaillants.

« Nous devons appuyer les FARDC afin que cet ennemi soit bouté hors de notre territoire. La seule chose que nous demandons, c’est le renforcement des opérations militaires dans la zone de Mayangose qui est le grenier de la ville. Pour le moment, comme les opérations sont déjà en cours, les cultivateurs peuvent passer deux ou trois jours sans accéder à la profondeur en attendant notre communication, » lance cette autorité coutumière.

Cette attaque est la deuxième à moins de deux semaines dans le Bapakombe Bakondo. La soirée de la fête du nouvel an, les mêmes assaillants avaient attaqué une position militaire à Mikua, un assaut repoussé par les troupes de l’armée congolaise.

Ce dimanche, des habitants de Bapakombe-Bakondo, accompagnés de notables locaux et de jeunes volontaires, se sont rendus sur les lieux du drame pour tenter de récupérer les corps des victimes. Un membre de l’équipe a exprimé des préoccupations quant à la sécurité de cette région agricole, cruciale pour l’approvisionnement de Beni et ses environs.

« Nous demandons au gouvernement, à travers l’opération Shujaa menée en collaboration avec l’armée ougandaise (UPDF), d’intensifier les efforts de sécurisation. Cette région est stratégique, car elle fournit une grande partie des vivres pour la population locale. Mayangose est le poumon économique et agricole de Beni. Il est impératif de protéger cette zone et de veiller à la vigilance des habitants, » a-t-il plaidé.

La quatrième phase de l’opération conjointe Shujaa menée par les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les forces ougandaises a connu des résultats mitigés, selon un rapport des experts des Nations unies. Relancée en mai 2024 après des débuts peu concluants, l’opération vise à affaiblir les ADF. Malgré quelques succès, dont la mort de plusieurs commandants ADF et la libération de centaines d’otages, les experts de l’ONU notent une augmentation inquiétante des meurtres, enlèvements et pillages, ainsi que des agressions ciblées contre le personnel médical. Ces événements exacerbent la pression sur les populations civiles des provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Les experts appellent à une meilleure coordination entre les FARDC et l’UPDF, ainsi qu’à une protection des populations civiles dans les zones touchées par le conflit.

Dieubon Mughenze, à Beni/ actualité.cd

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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils

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À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.

Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.

Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international

Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.

Exaucé Kaya

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