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Société

Nord-Kivu : Le ministre John Banza lance les travaux de réhabilitation et de bitumage de la RN2 Butembo–Kanyabayonga

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Le ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), John Banza, a procédé ce vendredi 19 décembre 2025 à Butembo, au lancement officiel des travaux de réhabilitation et de bitumage de la Route nationale n°2 reliant Butembo à Kanyabayonga, longue de 160 kilomètres. La cérémonie s’est tenue au niveau de Njiapanda, en présence des autorités provinciales, marquant une étape majeure dans l’amélioration des infrastructures routières au Nord-Kivu.

S’exprimant à cette occasion, le ministre a réaffirmé la détermination du chef de l’État à poursuivre le développement du pays malgré le contexte sécuritaire. « Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, reste fidèle à sa vision de bâtir un Congo nouveau doté d’infrastructures modernes, y compris au Nord-Kivu. L’insécurité ne peut pas freiner le développement. Ces travaux vont effectivement démarrer et seront menés jusqu’à leur terme », a déclaré John Banza, tout en adressant un message de solidarité à une population qu’il a qualifiée de résiliente et courageuse.

Pour sa part, le directeur général de l’entreprise chinoise GGPI, Yue Xiaolong, dont la société a remporté le marché, a pris plusieurs engagements. Il a promis le strict respect des normes techniques afin de garantir la qualité et la durabilité de l’ouvrage, la priorité absolue à la sécurité du personnel, des riverains et des usagers, ainsi que la promotion de la main-d’œuvre locale et la collaboration étroite avec les autorités et les communautés concernées.

Les travaux sur la RN2 Butembo–Kanyabayonga ne se limiteront pas au bitumage de la chaussée, mais incluront également la construction d’ouvrages connexes le long du tronçon. Financé par la Banque mondiale, ce projet est exécuté par le groupement Zhongrou–GGPI, sous la coordination de la Cellule infrastructures dirigée par Billy Tshibambe Nyembu, avec l’objectif de renforcer la connectivité et de soutenir le développement économique de la région.

Dalmond Ndungo

Société

« Kinshasa Ezo Bonga : Rebecca Lukilonga exhorte l’hôtel de ville à rendre le recyclage rentable pour impliquer toutes les couches sociales

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Rebecca Lukilonga Luboko, ingénieure environnementaliste, s’est entretenue, mercredi 22 avril, avec la rédaction de CONGOPROFOND autour de la « dégradation de l’environnement à Kinshasa », mettant en lumière les principaux défis environnementaux de la ville et proposant des pistes de solutions pour y remédier.

L’échange a débuté par un état des lieux de la situation environnementale de Kinshasa. Selon elle, le principal problème reste la gestion des déchets, qui constitue la cause majeure des inondations. Le plastique, en particulier, est une matière non biodégradable.

Elle a également soulevé le problème du manque d’éducation environnementale chez les citoyens congolais. Sous d’autres cieux, les villes sont propres parce que la population est sensibilisée à la gestion des déchets.

Rebecca Lukilonga Luboko est environnementaliste de formation à l’Université de Kinshasa, diplômée en environnement, plus précisément en assainissement et biodiversité. Elle a débuté sa carrière avec une formation en rentabilité carbone, puis a travaillé au ministère de l’Environnement à travers le programme WICA (Women Initiative on Climate Action). Elle est également titulaire d’un diplôme en MRV (Monitoring, Reporting and Verification des gaz à effet de serre).

CONGOPROFOND : Quelles sont vos impressions globales sur le programme Kinshasa Ezo Bonga ?

Rebecca Lukilonga : Il existe quelques difficultés dans la mise en œuvre du programme. La vente de ces déchets plastiques devrait se faire à un coût plus élevé afin d’inciter la population à s’y engager.

Il est nécessaire de mettre en place plusieurs industries de recyclage pour répondre à la loi de l’offre et de la demande, afin que le plastique devienne une ressource recherchée dans la ville.

Il faut également rendre les centres de stockage plus attrayants pour impliquer toutes les classes sociales dans le recyclage des déchets.

Enfin, il est important de renforcer la visibilité du programme pour favoriser une mobilisation collective et une prise de conscience citoyenne.

Propos recueillis par Elvit Kumbu Mbangi

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