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Nord-Kivu : L’ARPTC saisit les instances internationales sur l’exploitation illégale de MTN/Rwanda en RDC 

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La présence d’équipes techniques de MTN Rwanda sur le site de Murambi, à Rutshuru Centre, marque une évolution controversée dans le paysage des télécommunications au Nord-Kivu. L’opérateur y a installé une antenne relais en phase expérimentale, dans un contexte de coupure prolongée des réseaux nationaux. Jusqu’ici, ce site stratégique était exploité exclusivement par Vodacom, Airtel et Orange, seuls opérateurs titulaires de licences délivrées par les autorités congolaises.

Dans un communiqué daté du 11 février 2026, l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) dénonce une exploitation illégale des services de téléphonie mobile et d’accès à internet par le groupe MTN en République démocratique du Congo, notamment à Goma et à Rutshuru. L’organe régulateur affirme que ces activités sont menées sans titre d’exploitation régulier, en violation de la loi n°20/017 du 25 novembre 2020 relative aux télécommunications et aux TIC.

Sur le terrain, des sources locales confirment la commercialisation de cartes SIM MTN Rwanda, vendues entre 5 et 10 USD, bien que l’infrastructure demeure en phase de tests techniques. Privée de réseaux fonctionnels depuis près d’un mois, la population tente de capter des signaux provenant de l’Ouganda voisin, une solution précaire qui ne suffit pas à soutenir les besoins de communication et les activités économiques, notamment les échanges commerciaux transfrontaliers.

Face à cette situation, l’ARPTC indique avoir saisi les instances nationales et internationales compétentes et prévient que cette exploitation irrégulière expose l’entreprise concernée à des poursuites. Cette affaire met en lumière les difficultés de maintien de la souveraineté numérique de l’État congolais dans les zones échappant au contrôle de Kinshasa, tout en posant un précédent préoccupant pour l’organisation des télécommunications au Nord-Kivu.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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