Société
Nord-Kivu : la synergie des Wazalendo Grand Nord soutient le meeting de Juliette Mbambu Mughole (ACLP) à Butembo
L’Alliance congolaise de lutte contre la pauvreté (ACLP), parti politique de Mme Juliette Mbambu Mughole, célèbre ses 10 ans d’existence ce vendredi 16 janvier 2026 à Butembo, à travers un grand meeting prévu au rond-point VGH. À quelques jours de l’événement, plusieurs soutiens se manifestent, dont celui de la synergie des Wazalendo front Grand Nord.
Dans une déclaration à la presse faite ce mercredi 14 janvier 2026, le porte-parole de cette structure, John Maangaiko, a affirmé que Juliette Mbambu Mughole mérite l’accompagnement des Wazalendo en raison de son engagement constant. « Mbambu Mughole Juliette fait partie des personnalités qui soutiennent réellement les Wazalendo, que ce soit par ses actions, ses messages ou l’ouverture d’un compte à la CADECO pour l’effort de guerre en faveur des VDP », a-t-il déclaré.
Selon lui, la présidente de l’ACLP a joué un rôle important dans la mobilisation populaire autour de la défense nationale. « Partout où elle passe, elle ne parle que des Wazalendo et de la révolution. Elle est parmi ceux qui ont porté le principe selon lequel la guerre doit être populaire, et aujourd’hui elle l’est réellement », a souligné John Maangaiko, appelant la population de Butembo à soutenir massivement son meeting.
Le porte-parole de la synergie a par ailleurs rassuré sur la situation sécuritaire en ville. Il a confirmé que, sur instruction du gouverneur du Nord-Kivu, aucun élément Wazalendo ne circule armé à Butembo. « Ceux qui portent encore des armes en ville sont des bandits en errance, notamment des résidus du groupe Mai-Mai Tango Fort », a-t-il précisé, réitérant l’appel à une participation massive au meeting du 16 janvier pour marquer le dixième anniversaire de l’ACLP.
Dalmond Ndungo
Société
Kintambo : l’électricité devenue un luxe, les habitants dénoncent la gestion de la SNEL
Dans la commune de Kintambo, l’une des plus anciennes de Kinshasa, l’électricité est progressivement devenue un privilège rare plutôt qu’un service public accessible. Les habitants dénoncent avec insistance la mauvaise gestion et le fonctionnement défaillant de la Société nationale d’électricité (SNEL), qui plonge régulièrement les ménages dans l’obscurité, avec des conséquences importantes sur la vie quotidienne.
Depuis plusieurs mois, un système de délestage s’est installé dans plusieurs quartiers de la commune. Selon les habitants, le principe appliqué est simple mais pénalisant : deux jours avec électricité, suivis d’une journée entière sans courant. Dans la réalité, toutefois, ce calendrier est rarement respecté. Les coupures dépassent souvent les 24 heures prévues et surviennent parfois même durant les jours supposés être alimentés en électricité.
Pour de nombreux ménages, cette situation est devenue insupportable. Les familles voient leurs provisions alimentaires se détériorer faute de réfrigération. Les élèves et étudiants éprouvent des difficultés à étudier dans l’obscurité, tandis que les petits entrepreneurs, fortement dépendants de l’électricité pour leurs activités, peinent à maintenir leurs commerces.
« L’électricité est devenue un luxe à Kintambo », déplore un habitant du quartier Itimbiri. « Nous payons pourtant nos abonnements prépayés, mais nous passons plusieurs jours sans courant. Comment peut-on travailler ou étudier dans ces conditions ? »
Dans le quartier Itimbiri, précisément au camp Utex, la situation suscite une vive indignation. Les habitants affirment que certains agents de terrain de la SNEL gèrent le courant de manière arbitraire. Un agent, identifié sous le nom de John, est régulièrement cité par les riverains comme exerçant une influence disproportionnée sur la distribution de l’électricité dans la zone. Selon plusieurs témoignages, les habitants seraient contraints de le suivre ou de le solliciter pour espérer voir le courant rétabli.
Pour les résidents, une telle situation est inadmissible dans une capitale. « L’accès à l’électricité n’est pas une faveur, c’est un droit pour tout Congolais », rappelle un chef de ménage.
Au-delà du désagrément domestique, les conséquences touchent également la sécurité publique. Dans plusieurs quartiers de Kintambo, l’absence prolongée d’électricité favorise l’insécurité. L’obscurité devient un terrain propice aux vols nocturnes et aux activités des bandes criminelles communément appelées « kuluna ».
Face à cette situation, les habitants appellent les autorités à prendre leurs responsabilités. Dans une ville comme Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, les problèmes d’électricité et d’eau ne devraient plus être une fatalité.
Les citoyens réclament ainsi une réforme profonde dans la gestion des services publics essentiels et un contrôle plus strict du fonctionnement de la SNEL. Pour eux, il est urgent de restaurer un service électrique stable et digne afin d’améliorer les conditions de vie et de soutenir le développement économique des quartiers.
Après plusieurs années de plaintes et de dénonciations, les habitants de Kintambo espèrent enfin être entendus. Car pour eux, vivre dans la capitale ne devrait pas signifier vivre dans l’obscurité.
Régis NGUDIE / Congoprofond.net
