Provinces
Nord-Kivu : Quatre coordinations de la société civile demandent la suspension du contrôle des recettes dans les zones de conflit
Les coordinations de la société civile de Lubero, Butembo, Beni-ville et territoire au Nord-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo, demandent à la Première ministre d’instruire le ministre des Finances à surseoir à toute opération de contrôle rigoureux des recettes de l’État dans les zones en conflit armé jusqu’au rétablissement de la paix. C’est l’une des recommandations de ces 4 structures citoyennes du Nord-Kivu, contenue dans leur déclaration rendue publique ce mercredi 10 juillet 2024.
Pour elles, la priorité majeure dans cette partie du pays est la sécurisation de la population. Ainsi, la délégation venue de Kinshasa, dite « mission d’encadrement des recettes pour le contrôle strict et rigoureux des recettes de l’État », n’est pas la bienvenue. « Il est inopportun de réaliser cette noble mission qui s’inscrirait dans le cadre de maximiser les recettes de l’État », déclarent-elles.
Selon elles, l’économie de cette région est déjà asphyxiée par l’insécurité, d’où la nécessité de procéder d’abord par la sécurisation des citoyens avant cette opération de contrôle fiscal.
Par ailleurs, les forces vives du grand nord de la province demandent au ministre de la Justice et Garde des Sceaux d’ordonner la diligence d’enquêtes sur les récents massacres de civils commis mi-juin 2024 par les présumés ADF dans le groupement de Baswagha-Madiwe, territoire de Beni, et le secteur de Bapere, territoire de Lubero, afin d’établir les responsabilités et de décourager ce comportement criminel qui risque de banaliser la vie humaine, pourtant sacrée.
Enfin, elles demandent à la ministre des Affaires sociales d’assister en vivres et non-vivres les déplacés internes provenant des entités insécurisées dans le grand nord.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
