Provinces
Butembo: Journée de deuil accompagnée d’une marche pacifique le lundi 15 juillet prochain
La représentation de différentes couches sociales des communautés du Grand-Nord organise, ce lundi 15 juillet 2024, une journée de deuil et sans activités, accompagnée d’une marche pacifique. Cela est contenu dans son communiqué de presse rendu public ce vendredi 12 juillet 2024 à l’espace RUK, en ville de Butembo au Nord-Kivu, à l’Est de la RDC. Pour cette représentation, la province du Nord-Kivu, en général, et sa partie Grand Nord, en particulier, est actuellement menacée par l’occupation des rebelles du M23/RDF aux côtés des ADF appuyés par le Rwanda et l’Ouganda. D’où une situation socio-sécuritaire alarmante dans cette partie du pays.
Sur ce, il est nécessaire d’organiser des actions concrètes pour relever les multiples défis socio-sécuritaire auxquels fait face la population.
C’est dans ce sens que ladite représentation projette une journée de deuil et sans activités couplée d’une marche pacifique qui partira du rond-point VGH de Butembo, jusqu’à la ligne imaginaire de l’Équateur en localité de Musienene à une vingtaine de kilomètres au Sud de la ville commerciale du Nord-Kivu-Kivu.
C’est dans l’objectif, selon les organisateurs, d’envoyer un message spécial à la communauté tant nationale qu’internationale que les habitants du grand Nord-Kivu ne sont pas prêts à accueillir les agresseurs rwando-ougandais, œuvrant sous la casquette des terroristes du M23/RDF et des ADF/NALU, qui d’après eux, viennent avec l’idée de leur ravir les terres de leurs ancêtres en massacrant la paisible population sans défense.
C’est ainsi qu’elle appelle la population de Butembo et ses environs à participer à cette grande activité comme signe de résistance.
Message corroboré par le député honoraire de Butembo, Tembos Yotama.Pour lui, c’est une façon de hausser le ton à la face du monde pour dire que le peuple du Grand Nord-Kivu n’est pas d’accord avec cette guerre lui imposée par le Rwanda, l’Ouganda et leurs parrains.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
Provinces
Beni : Six membres de la communauté pygmée, dont la star Nzanzu Mangesse, tués lors d’une attaque attribuée aux ADF à Ngadi
La ville de Beni, au Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Au moins six civils issus de la communauté autochtone pygmée ont perdu la vie dans la nuit du samedi 30 au dimanche 31 mai 2026 au quartier Ngadi, dans la commune de Ruwenzori.
D’après plusieurs témoignages recueillis auprès des habitants, les assaillants se sont introduits dans le quartier avant de s’en prendre à un campement occupé par des membres de cette communauté. « Les assaillants ont d’abord ciblé un campement des pygmées où ils ont exécuté les pygmées à l’arme blanche avant de poursuivre l’assaut dans d’autres parties de Ngadi », a relaté un jeune résident du quartier.
Après cette première attaque, les hommes armés auraient poursuivi leur incursion dans d’autres zones de Ngadi. Outre les six personnes tuées dont les corps ont été retrouvés et identifiés par la population locale, plusieurs civils auraient été enlevés et emmenés vers une destination inconnue, faisant craindre un bilan plus lourd dans les prochaines heures.
La population pleure également la disparition de Nzanzu Mangese, considéré comme l’une des personnalités les plus connues de la région. Son décès a provoqué une vive émotion parmi les habitants, qui dénoncent la persistance de l’insécurité dans cette partie du territoire de Beni.
Cette nouvelle attaque remet en évidence les défis sécuritaires auxquels restent confrontées les populations civiles, en particulier les communautés autochtones, malgré les opérations militaires menées contre les groupes armés actifs dans la région.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
