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Actualité

Nord-Kivu et Ituri : l’UNFPA offre 22,5 tonnes de kits de santé reproductive

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Le Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA) remet 22,5 tonnes des Kits de santé de la reproduction d’urgence à 17 zones de Santé du Nord-Kivu et 7 autres de l’Ituri.

La cérémonie y relative a lieu, ce mardi 20 octobre 2020, au gouvernorat du Nord-Kivu, en présence du gouverneur de province, des représentants de quelques agences du système des Nations-Unies dont le Fonds des Nations-Unies pour la Population (l’UNFPA). Cette dotation s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la transition post-Ebola pour les populations des zones affectées, à travers les services de santé rétroproctive et la protection que cette agence onusienne a déjà initié.

Le projet a comme objet principal de renforcer la résilience des personnes et des communautés affectées par la maladie à virus Ebola, à travers des interventions de santé reproductive et de protection, dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Selon le représentant résidant Pays de l’UNFPA, Dr Senner Hounton, ces kits médicaux sont constitués « des équipements pour faire toute sorte d’accouchements, même les plus compliqués, tout ce qu’il faut pour les médicaments pour la prise en charge des IST (Infections sexuellement transmissibles), pour la prise en charge d’une femme qui a été violée par exemple, cela contient même les blouses et tout autre matériel dont un chirurgien a besoin pour travailler ».

Aussi a-t-il invité les bénéficiaires d’utiliser ces matériels à bon escient, avant de préciser que cette intervention n’est qu’une partie, car elle concerne le volet pris en charge. Et l’UNFPA travaille aussi sur la prévention des violences faites aux femmes, la résilience des populations en partenariat avec d’autres acteurs comme le PNUD et autres humanitaires.

Le gouverneur de province du Nord-Kivu, Carly Nzanzu Kasivita a salué cette énième intervention de l’UNFPA. Il a invité cette agence de Nations-Unies à poursuivre sur cet élan, notamment en renforçant les capacités des prestataires de santé dont certains sont déjà des relais communautaires et également concernés par ledit projet.

Notons que ces 22,5 tonnes de kits ont coûté environ 250.000 dollars américains à l’UNFPA pour couvrir une population de 200.000 habitants dans 17 zones de santé du Nord-Kivu et 7 de l’Ituri.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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