Santé
Nord-Kivu: 982.143 enfants, âgés de 0 à 59 mois, attendus pour la campagne de vaccination contre la poliomyélite en DPS antenne de Butembo
La campagne de vaccination contre la poliomyélite, deuxième phase, a été lancée ce mercredi 12 juin 2024 en Division Provinciale de la Santé antenne de Butembo. C’est le maire de ville qui a donné ce coup d’envoi au bureau de la commune Mususa, à Butembo, au Nord-Kivu. Ce, en présence des autorités politiques, sanitaires, les partenaires du gouvernement congolais en matière sanitaire et certains parents.
Dans son allocution, l’autorité urbaine a fait savoir que la poliomyélite est une maladie qui rend infirme l’enfant toute sa vie. D’où la nécessité de renforcer l’immunité collective des enfants de 0 à 59 mois contre cette maladie. C’est ainsi que, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger a lancé un appel vibrant à tous les parents et gardiens d’enfants à réserver un bon accueil aux équipes de vaccination qui passeront de porte à porte afin de vacciner ces enfants. D’autres encore seront vaccinés dans d’autres sites et dans leurs écoles. Aussi, cette campagne de vaccination concerne tous les enfants qui n’ont pas achevé leur calendrier vaccinal, a ajouté le numéro 1 de la ville commerciale du Nord-Kivu.
De son côté, le médecin chef d’antenne du Programme Élargi de Vaccination (PEV) à la DPS/Butembo a indiqué que c’est depuis 2016 qu’il y a eu des cas de paralysie causés par un virus variant qui est en train de circuler dans toutes les provinces de la RDC et les pays envoisinants alors que la situation semblait déjà être maîtrisée. D’où l’organisation des campagnes de vaccination synchronisées pour essayer de couper la circulation de ce virus polio variant partout. « Voilà même la nécessité de cette campagne« , a dit le docteur Bernardin Siviholya.
Pour cette campagne de vaccination contre la poliomyélite, 982.143 enfants de 0 à 59 mois dans 17 zones de santé que compte la DPS antenne de Butembo sont concernés, à l’en croire.
« Nous avons une cible totale des enfants vaccinés dans les 17 zones de santé de 982.143 enfants âgés de 0 à 59 mois et dans la ville de Butembo. Nous avons deux zones de santé dont la zone santé de Butembo et de Katwa. Dans cette ville, nous allons aussi vacciner 169.680 enfants. Dans la ville de Beni aussi, nous allons voir comment vacciner 116.514 enfants« , a-t-il révélé.
Il sied de souligner que cette campagne va aller du jeudi 13 au samedi 15 juin 2024 avec la possibilité d’une journée de rattrapage pour les enfants qui n’ont pas été atteints.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
