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Nord-Kivu : 3 agents de santé arrêtés à Goma après des dénonciations contre leur hiérarchie à Masisi

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3 professionnels de santé de la zone de santé de Masisi ont été arrêtés ce vendredi 20 février 2026 à Goma, après avoir dénoncé publiquement des faits présumés de mauvaise gestion au sein de leur entité sanitaire.

Selon des sources sanitaires locales, il s’agit de l’infirmier superviseur Luanda Bwira Justin, de l’IT du centre de santé de Masisi, Munihire Kulu Jean Marie, ainsi que de l’IT du CSR Nyabiondo, Mirimo Byakunda Josué. Les trois agents auraient été interpellés à la DPS Nord-Kivu avant d’être transférés à l’auditorat militaire de Goma, communément appelé « chien méchant ».

Des accusations visant le Médecin Chef de Zone

D’après leurs collègues, cette arrestation ferait suite aux dénonciations portées contre le Médecin Chef de Zone (MCZ) de Masisi, le docteur Lucien Bindu Kandundao. Les agents de santé l’accusent de mauvaise gestion, de corruption et de détournements répétitifs des ressources destinées au fonctionnement des structures sanitaires.

Ces dénonciations interviennent dans un contexte déjà tendu au sein de la zone de santé de Masisi, où des infirmiers avaient récemment menacé d’entrer en grève pour exiger plus de transparence et de meilleures conditions de travail.

Appels à la transparence et à la protection des lanceurs d’alerte

Des acteurs de la société civile et du secteur sanitaire appellent les autorités compétentes à garantir le respect des droits de ces professionnels de santé, à assurer une procédure juste et transparente, et à protéger les lanceurs d’alerte.

Dans une province marquée par l’insécurité et d’importants besoins humanitaires, les populations de Masisi redoutent que cette situation n’affecte davantage l’accès aux soins et la continuité des services de santé.

Au moment de la publication de cet article, aucune communication officielle n’avait encore été faite par les autorités provinciales sur les motifs exacts de ces arrestations.

CM.

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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