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Nomination et permutation des bourgmestres: Godé Mpoy pris au dépourvu ou complice ?

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Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a rendu public ce mardi 20 août l’arrêté nommant et permutant les bourgmestres.

Ledit arrêté presque identique à celui contesté quelques jours plus tôt, a été lu sur les antennes de la télévision publique.

Il apparait clairement que dans le contexte actuel teinté des polémiques, Godé Mpoy, président de l’assemblée provinciale a été soit pris au dépourvu par cette annonce, lui qui a milité pour son report, ou est-il visiblement complice.

«Tout ce que moi j’ai dit est que s’il y a eu arrêté, il doit être rapporté », avait il dit le lundi dernier.

Selon lui, « nous avons besoin de la paix dans cette ville et chacun des bourgmestres restera en place».

Avant de nuancer que « ce qui est reconnu au gouverneur, et les gens doivent le savoir, que le gouverneur a le pouvoir de suspendre les bourgmestres ou de nommer les bourgmestres intérimaires ».

Godé Mpoy avait promis de convoquer une conférence des présidents pour ce mardi 20 août à 12 heures afin que  » nous puissions analyser ces questions ».
Ce qui selon nos informations n’a pas eu lieu.

Le directeur de cabinet du gouverneur de la ville de Kinshasa avait démenti cet arrete le qualifiant de « faux » et a promis également que le vrai arrêté allait être publié dans les prochaines heures pour la nomination des bourgmestres intérimaires.

Cela se justifierait, avait-il relevé, pour la simple raison que certains bourgmestres sont devenus des sénateurs, députés nationaux ou provinciaux.

Or Dino Biselele, analyste politique, estime qu’en publiant l’arrêté nommant et permutant les bourgmestres, le gouverneur Gentiny Ngobila a ridiculisé son complice du FCC, le président de l’Assemblée provinciale deKinshasa, Godé Mpoy.

Selon lui, la vraie version de ce fait est que le gouverneur a communiqué au président de l’assemblée provinciale son intention de nommer et de permuter les bourgmestres.

Ce dernier lui a déconseillé, mais le gouverneur nomme et permute quand même.

Le directeur de cabinet declare l’acte de nomination qui circule comme étant faux à la suite du tôlée ainsi suscitée.

Mais le président de l’Assemblée provinciale, Godé Mpoy, maintient que le document et la signature sont authentiques.

Et de s’interroger:

« Pourquoi le gouverneur a-t-il contacté le président de l’Assemblée provinciale pour une nomination? » Et « si c’est contact est-il permis par la loi? »

Dino Biselele se demande aussi si ça serait judicieux pour le premier ministre Sylvestre Ilunga d’approcher Jeanine Mabunda pour la formation du gouvernement.

S’appuyant sur la séparation des pouvoirs, il demande aux députés provinciaux de prendre à bras-le-corps ce dossier et d’interpeller les 3 complices pour violation de la loi.

Gentiny Ngobila pour avoir violé la constitution, Godé Mpoy pour avoir violé le principe de séparation du pouvoir et enfin Freddy Bonzeke, Directeur de cabinet de Gentiny NGobila pour avoir renié le document et la signature de son patron.

 » Si l’assemblée provinciale laisse ce cas passer, qu’elle se taise à jamais, » a-t-il conclu.

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts

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Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.

Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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