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NOEL ET NON HAINE (Par Bertrand Ben KANKU NGUDIE TSHIBANGU, Bachelier en Philosophie)

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L’homme est un tout. Chaque partie de ce tout doit vivre la nouveauté que nous apporte à chaque Noël l’Enfant-Jésus. La fête de Noël ouvre une nouvelle année liturgique et un nouveau temps de l’église. Il se constate malheureusement que l’homme qui chaque année accueille l’Enfant-Jésus à Noël ne vit point la nouveauté du ciel qui est donné au monde. Emmanuel, « Dieu parmi nous », se trouve alors parmi ceux qui ne sont pas autour de lui. A cause de l’incrédulité de l’homme, les grâces de Noël sont passées pour inaperçues parce que ce dernier, son principal destinataire, a choisi la part de la haine, de la convoitise, de la jalousie et bien d’autres maux qui rongent la face de la terre.

Chaque Noël correspond à une nouvelle voix du ciel proclamant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux » et désirant « la paix sur terre aux hommes qu’il aime ». Il est triste de constater que les hommes qui ont accepté la Gloire de Dieu d’une part rejettent d’autre part la Paix sur la terre.

Cet état de choses est matérialisé par le fait que chaque année les chrétiens se cassent en mille morceaux pour s’offrir et offrir à leurs semblables des vêtements, une nouvelle coiffure, des chaussures neuves, un maquillage de qualité et toutes sortes de choses nouvelles en guise de cadeaux pour la fête de Noël, alors qu’à l’intérieur, au plus profond d’eux, ils demeurent infestés par le mal qui les rend réfractaires et même hostiles à la nouveauté de l’Evangile de Noël. Leur intérieur est teinté d’une innommable laideur.

A Noël, les familles organisent des sorties pour « aller prendre de l’air », se réjouir dans un ailleurs plus confortable que chez soi, alors qu’ils n’en font pas autant pour sortir d’eux-mêmes, de leur obscure intérieur, et en vue d’embrasser l’air nouveau qu’insuffle l’ère nouvelle apportée par l’Enfant-Jésus. Les hommes et les femmes se réjouissent, alors qu’autour d’eux vivent des personnes qui ont été privées de joie et de sourire par leurs semblables de ce temps et de ce monde. Le monde vit là le péché que Saint Augustin qualifie de « l’amour de soi jusqu’au mépris de l’autre ». L’amour excessif de soi fait naître en l’homme une insensibilité systématique à l’autre. Pourtant, comme l’avait si bien dit Raoul FOLLEREAU, « nul n’a le droit d’être heureux seul ».

L’homme se dit heureux de recevoir Jésus couché dans la crèche, alors qu’il chasse (il tue même) le pauvre couché devant sa maison. A chaque Noël, il entonne la célèbre « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime », alors qu’il ne se prive d’être le premier à planifier des guerres qui ravagent la terre et ôtent la vie aux hommes, leurs semblables, créés comme eux à l’image de Dieu.

Dieu a tant aimé le monde qu’il l’a donné son Fils Unique afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle. (Jn 3, 16). Noel est le plus beau cadeau que Dieu a offert à l’humanité. Ce n’est pas une preuve de son amour pour nous, mais plutôt une démonstration et une affirmation de son Amour pour les hommes. Ce nouveau-né couché dans la crèche est vrai Homme et vrai Dieu. Il a pris notre condition d’homme pour nous sauver de l’emprise du mal et du péché, Lui, le prince de la paix, le Fils de Dieu. Jésus le Fils de Joseph le charpentier et de Marie, a divinisé la nature humaine et fait d’elle une norme morale. Saint Iréné de Lyon le dit en ces termes : « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu ». Et au sujet de la normalisation de la nature humaine, le Professeur Abbé Christian NGANZAIN parle dans sa thèse de théologie de « la nature humaine comme norme morale ». Il s’agit bel et bien de la nature humaine de Jésus. Bien entendu, cela ne se fait pas du tic au tac. C’est l’ écoute et l’imitation de Jésus qui fera de nous des normes morales dans la société pluraliste qu’est la nôtre.

Pourquoi demeurer homme ancien, alors que le Christ nous a renouvelés ? Jésus ne l’a fait pas à la manière de ce monde, pas à la manière des hommes comme une action éphémère avec des dégâts collatéraux. Il l’a fait plutôt à la manière de Dieu, et son action apporte en nous et pour nous une renaissance positive éternelle.
Changeons nos cœurs et conformons-nous à la nouveauté de l’Evangile. Au-delà de l’écoute de la Parole de Dieu, imitons le Christ. Car à noël, l’Enfant-Jésus ce sont ces nombreux et malheureux enfants perdus dans la rue et qui ont besoin de notre amour, de notre soutien et de notre sollicitude. L’Enfant Jésus, le nouveau-né couché dans la crèche, c’est tout homme en manque de chaleur d’amitié et de fraternité autour de nous. Bannissons donc la haine dans le monde, entrons dans la culture de l’Amour et offrons à l’humanité la nouveauté du Salut que nous apporte l’Enfant-Jésus. Offrons au monde la tendresse et la joie, car noël est l’avènement de l’Amour.

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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