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Massacre du 30 décembre 2013 : le prophète Mukungubila interpelle F. Tshisekedi, les députés et la classe politique(Mémo)
Il y a 8 ans, presque jour pour jour, le monde découvrait effaré sur les réseaux sociaux et dans les médias traditionnels un massacre de grande ampleur qui se déroulait à Lubumbashi, Kinshasa, Kolwezi et Kisangani en République Démocratique du Congo.
Plus de 300 civils, essentiellement disciples de Joseph Mukungubila, étaient lâchement massacrés par les hommes en uniforme du régime de Joseph Kabila.
L’élément déclencheur du massacre fut les 2 lettres ouvertes écrites et publiées par le prophète de l’Eternel Joseph Mukungubila en date du 5, puis 28 décembre 2013. Dans ses lettres
ouvertes l’homme politico-religieux y abordait plusieurs sujets d’actualité de l’époque et fustigeait le génocide perpétré contre les populations congolaises avec la complicité des autorités gouvernementales de l’époque notamment par l’amnistie accordée étonnamment aux rebelles du M23 alors qu’ils venaient d’essuyer une lourde défaite des forces armées congolaises dans l’Est du pays.
En réponse à cette expression totalement démocratique du prophète Mukungubila, Joseph Kabila et son armée vont y opposer une répression sanglante d’une cruauté hors du commun en attaquant à l’arme lourde la résidence du prophète Mukungubila sise au quartier golf à Lubumbashi. 200 fidèles qui s’y trouvaient pour la prière de fin d’année vont être ainsi froidement abattus au matin du 30
décembre 2013; certains blessés seront extraits de là et emmenés dans un lieu inconnu où ils seront enterrés vivants ! (Cfr le rapport détaillé de la FIDH de mai 2014).
Révoltés par cette attaque injustifiée et totalement disproportionnée des forces de l’ordre, plusieurs disciples à Kinshasa et dans d’autres villes du pays vont alors manifester pour exprimer leur colère à mains nues, sans armes (Cfr rapport détaillé de la FIDH de mai 2014). Là encore le bilan fut lourd : une centaine de morts à Kinshasa, plusieurs disparus et plusieurs autres arrêtés. Si parmi ces derniers quelques-uns ont été libérés après plusieurs mois de détention dont une dizaine de femmes, près de 40 disciples du prophète Mukungubila restent encore injustement incarcérés.
Après des simulacres de procès devant des juridictions militaires jugeant des civils, la plupart de ces fidèles ont écopé jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
Quant au prophète Mukungubila, il a été condamné à mort avec 2 de ses collaborateurs en mai 2019. Le mandat d’arrêt émis contre lui par le gouvernement congolais en 2014 n’a pas été levé. Pourtant, en Afrique du Sud où il est exilé, la justice de ce pays l’a acquitté dans la procédure d’extradition engagée par le pouvoir de Kinshasa en mai 2014.
8 ans après et malgré plusieurs plaidoyers des ONG nationales et internationales pour le retour de Joseph Mukungubila au Congo en homme libre et la libération de ses disciples toujours détenus au Congo, le dossier est au statu quo.
Dans ses discours de campagnes l’actuel chef de l’état Félix Tshisekedi avait pourtant promis de libérer les prisonniers politiques. Il a d’ailleurs partiellement tenu promesse en graciant par décret 700 prisonniers politiques dont l’homme politique Franc Diongo et l’avocat Firmin Yangambi, arrêté en 2009 puis condamné à mort en 2010 pour détention illégale d’armes et tentative
d’organisation d’une insurrection.
Monsieur Tshisekedi et son gouvernement affirment faire de l’état de droit leur cheval de bataille d’où la libération collective précédemment évoquée des prisonniers politiques. Mais curieusement le cas Mukungubila reste aux oubliettes dans une indifférence quasi générale. Doit-on penser qu’il y a plusieurs catégories de congolais et que tous ne sont pas égaux contrairement à ce que stipule la constitution congolaise?
Pourquoi le dossier Mukungubila est-il un sujet tabou dans le débat public et même auprès des élus congolais ?
En 2020 il y a bien eu plus d’une fois la sortie médiatique du président du conseil national de suivi de l’accord de la saint sylvestre (CNSA) Joseph Olenga Nkoy qui annonçait le dénouement imminent du dossier du prophète Mukungubila et des siens sans que cela soit suivi d’une quelconque suite tangible. Entre-temps, le pasteur Mukungubila demeure en exil forcé au pays de Mandela et le sort ne s’améliore pas non plus pour ses fidèles qui croupissent toujours en prison sans aucune perspective de sortie. Ils ont été condamnés à 20 ans de prison et leur procès en appel est au point mort (en veilleuse).
Ceux qui ont été déportés à la prison d’Angenga dans l’Equateur sont victimes d’une double peine parce
qu’ils sont enfermés pour des crimes qu’ils n’ont pas commis et ne peuvent même pas bénéficier de la visite de leurs familles respectives restées à Lubumbashi.
Depuis 8 ans des centaines de familles de victimes vivent dans la douleur décuplée par l’incapacité à faire leur deuil car n’ayant jamais pu récupérer les corps des membres de leur famille tués malgré plusieurs demandes d’ONG auprès du gouvernement congolais.
Face à ces constats hautement préoccupants l’association pour les victimes des massacres du 30 décembre au Congo (AV30) :
⁃ interpelle le président de la République Félix Tshisekedi pour qu’il s’implique personnellement dans la résolution urgente et effective de ce dossier pour rendre justice à des compatriotes victimes d’injustice depuis 8 ans.
⁃ appelle la classe politique congolaise en général et les parlementaires en
particulier à sortir de leur silence coupable pour réclamer une résolution rapide du dossier Mukungubila.
⁃ Sollicite de toute la société civile, activistes de droits de l’homme,
combattants-résistants et autres mouvements citoyens à prendre à bras le corps le dossier Mukungubila en intensifiant le plaidoyer auprès d’instances dirigeantes compétentes
⁃ Demande au peuple congolais de s’approprier le dossier Mukungubila, de réclamer sa libération et celle de ses fidèles car c’est par patriotisme et pour défendre le pays qu’ils se sont exprimés.
⁃ demande à tous en cette fin d’année d’avoir une pensée mémorable pour toutes les victimes congolaises en général et celles du 30 décembre 2013 en particulier ainsi que leurs familles qui continuent à vivre le martyre jusqu’à ce jour à cause de la perte
immense des êtres chers.
Pour l’association AV30 Rossi Ampion
E-mail: contact@mukungubila.com
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
