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Ngobila sur les traces de Kimbuta : les membres des cabinets politiques impayés depuis 4 mois

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Après une année seulement à la tête de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka se met sur les traces de Kimbuta en ce qui concerne la paye des membres des cabinets politiques.

Ces derniers sont impayés depuis quatre mois, déplore une victime qui a requis l’anonymat. La misère est perceptible dans tous les ministères. En plus, le salaire des conseillers varie entre 150 et 350 $. Ce qui est inacceptable. Ils n’ont droit ni au transport, ni aux soins médicaux. Même les frais des missions ne sont jamais payés.

En quittant l’Hôtel de ville de Kinshasa, Kimbuta avait laissé derrière lui 36 mois d’arriérés de salaire après 12 ans de gestion. Ngobila risque de faire pire.

Bizarrement, les membres du gouvernement provincial n’accusent aucun retard, encore moins les députés provinciaux, payés même avant l’échéance. De même que les membres de son propre cabinet qui touchent 8 fois plus que ceux des ministères, et payés anticipativement.

Le programme « Kin Bopeto » veut aussi que le personnel politique soit bien traité. Cela n’est pas le cas pour ces agents qui broient du noir depuis le début de ce mandat. Ils ne vivent que des promesses jamais réalisées.

L’équipe anti corruption mise en place par le président Félix Tshisekedi peut se saisir du dossier. Le gouverneur devra, par exemple, expliquer pourquoi les membres des cabinets politiques ne sont pas bancarisés. Car, pour les miettes qui sont payées, il n’y a qu’un papier signé à la main auprès du sous-gestionnaire comme soubassement.

T.B./CONGOPROGFOND.NET

Santé

Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC

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Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.

Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.

Un appel mondial à l’action

Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.

Un enjeu crucial pour la RDC

Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.

Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.

Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET 

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