Diplomatie
Nairobi : IGAD et FAO unissent leurs forces pour une agriculture durable en Afrique de l’Est
Réunis ce weekend à Nairobi, l’IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement) et la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) ont conclu un partenariat majeur pour promouvoir une agriculture viable et résiliente en Afrique de l’Est.
Cette collaboration inédite vise à transformer en profondeur les systèmes agroalimentaires de la région, afin de renforcer la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition des populations, et de stimuler les économies locales.
Plusieurs axes prioritaires ont été identifiés, comme le développement de pratiques durables en matière d’élevage et de pêche, le soutien aux communautés dépendant de ces ressources, ou encore le commerce interrégional pour faciliter l’accès aux produits agricoles.
L’analyse des données pour la prise de décisions éclairées, la résilience face aux chocs climatiques, et la préservation des ressources naturelles figurent également parmi les objectifs clés de ce partenariat.
« Notre collaboration avec la FAO marque une étape majeure pour relever les défis agricoles en Afrique de l’Est », a déclaré le Directeur de l’IGAD. Puis d’ajouter : « Ensemble, nous pouvons bâtir des systèmes alimentaires viables sur le long terme. »
Grâce à cette union inédite des expertises, l’IGAD et la FAO entendent placer l’agriculture est-africaine sur la voie de la durabilité, au bénéfice des populations et des générations futures.
Claudine N. I
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
