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Mwenga : Makanika et ses hommes tuent, les Maï-Maï se vengent
5 civils ont été tués par la coalition Twigwaneho, Ngumino et Android conduite par le colonel déserteur Makanika dans le village de Mikenge Centre territoire de Mwenga au Sud-Kivu. Cette attaque qui a coûté la vie aux civils a eu lieu le dimanche 14 Novembre 2021.
» Cinq personnes ont été tuées, huit autres blessées, douze maisons brulées. Les personnes tuées et blessées à Mikenge sont des enfants, des femmes et des vieillards. Les 12 blessés suivent des soins à l’hopital général de Référence d’Itombwe », dit le major Dieudonné Kasereka, porte-parole de l’opération Sukola 2 Sud Sud-Kivu.
L’armée rassure qu’elle s’est réservée pour éviter les dégâts collatéraux.
» Pour limiter les dégâts collatéraux, les militaires se sont réservés de riposter nuitamment,de peur de confondre la population civile aux assaillants », précise l’armée.
Les Mai-Mai se vengent
Un jour après, ce sont les Mai-Mai qui ont attaqué pour se venger. La scène s’est passé dans ce village, cependant ils ont été maîtrisé par l’armée.
» L’armée a déjoué une attaque des Mai-Mai », confirment les sources au sein de l’opération Sukola 2 Sud Sud-Kivu.
La situation est toujours tendue depuis ce jour dans les Hauts et moyens plateaux de Mwenga, Uvira et Fizi. Des appels au renforcement des mesures sécuritaires ne cessent de se multiplier pour la protection des populations et leurs biens dans cette partie du pays.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
