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Motion de censure : les députés accusent Ilunga Ilunkamba d’avoir torpillé la diplomatie de la RDC
Les auteurs de la motion de censure contre le Premier ministre de la RDC, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, ont égrainé ce mercredi 27 janvier une liste de griefs mettant en cause le chef du gouvernement. Secteur par secteur, le premier ministre semble affaibli par la détermination des députés nationaux.
Pour la diplomatie, les députés nationaux ont accusé Sylvestre Ilunga d’avoir notamment travaillé, contrairement aux attentes gouvernementales, à affaiblir le secteur.
Les députés nationaux ont ouvert ce chapitre par le rappel d’une promesse du Premier ministre de réorganiser les représentations diplomatiques à travers le monde en vue de rajeunir les rangs de diplomates de la RDC et de rendre aux ambassadeurs et aux représentations diplomatiques leur dignité.
Le prenant au mot, les députés auteurs de la motion ont relevé que depuis son entrée en fonction, le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba « n’a mis en œuvre aucun programme concret afin de permettre au pays de recouvrer effectivement son statut de puissance continentale et de jouer son rôle moteur dans la coopération et l’intégration régionale ». Contrairement à la promesse gouvernementale donc, « la dignité de nos ambassades à travers le monde continue d’être honteusement affectée », regrettent les députés.
Les députés nationaux révèlent que « nos diplomates perçoivent de minables rémunérations qui ne leur permettent pas de représenter dignement le pays ». Comble de ceci, « la plupart sont impayés depuis plus de 22 mois ». Ils accusent également que « les frais de fonctionnement ne sont pas envoyés depuis plus de 15 mois ». Qui plus est, « plus de trente missions diplomatiques n’ont pas de résidence en propriété et sont logés dans des appartements privés pris en location ».
Les députés ont peint un tableau ridicule de la situation de missions diplomatiques, à charge du gouvernement conduit par Ilunga Ilunkamba. « Il refuse de payer leurs loyers, certains ont été déguerpis et pour faute de dettes les propriétaires de certaines de nos ambassades sont menacés de ventes aux enchères dans certains pays ».
La motion reproche au chef de gouvernement d’avoir maintenus des ambassadeurs et des chefs ses missions diplomatiques dont le mandat aura été une honte pour le pays.
« Sur place au pays, l’organisation et le fonctionnement des ministères des affaires étrangères et de la coopération régionale laisse à désirer », critiquent les députés nationaux. Les députés révèlent que « Aux affaires étrangères, plusieurs milliers des Congolais ont été victimes d’une escroquerie avec la complicité du gouvernement dans l’achat des passeports à un prix exorbitant (250$) défiant toute concurrence en Afrique et dans le reste du monde ».
Déterminés à tout déballer, les députés sont revenus sur cette affaire de la délivrance de passeport. Pour les députés, le gouvernement Ilunkamba a entretenu un contrat maffieux avec une firme étrangère. « Lorsque la livraison a repris et le prix [du passeport, NDLR] réduit à 99$, le gouvernement a menti à notre peuple car personne ne peut obtenir un passeport à ce prix ».
Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
