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Monusco: les sérieux défis de Bintou Keita

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C’est la Guinéenne Bintou Keita qui est nommée, depuis ce jeudi 14 janvier 2021, nouvelle Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU en RDC et cheffe de la MONUSCO, en remplacement de l’Algérienne Leila Zerrougui, qui achèvera sa mission en février prochain.

Fonctionnaire internationale expérimentée, Bintou Keita a évolué, durant plus de trente ans, dans différents domaines, notamment, de la paix, de la sécurité, du développement, et des droits de l’homme.

Depuis janvier 2019, renseigne-t-on, elle assumait les fonctions de sous-secrétaire générale pour l’Afrique, dans les départements des affaires politiques et de consolidation de la paix et des opérations de paix. Elle avait été aussi sous-secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix de novembre 2017 à décembre 2018.

Entre 2015 et 2017, Mme Keita a dirigé l’opération hybride Union africaine-Nations unies au Darfour la (MINUAD). Elle a également été Représentante exécutive adjointe du Secrétaire général de l’ONU pour le Bureau intégré des Nations unies au Burundi.

Titulaire d’une maîtrise en économie sociale de l’Université de Paris II, France, et d’un diplôme d’études supérieures en administration et gestion des entreprises de l’Université de Paris IX, Bintou Keïta inspire confiance.

Les défis à relever

Des observateurs relèvent que bon nombre de défis attendent la nouvelle cheffe de la Monusco pour assurer la stabilité et le développement de la RDC. Dans le lot, il y a l’enclenchement du processus du retrait progressif de la mission de paix onusienne, la MONUSCO, de la République démocratique du Congo.

Concomitamment, la même MONUSCO devrait poursuivre ses efforts pour aider le gouvernement et le peuple congolais à préserver les acquis obtenus pendant sa présence.

La Monusco, sous Bintou Keïta, devrait continuer d’appuyer les réformes de gouvernance et des mesures de stabilisation dont la RDC a besoin.

Alors qu’elle est appellée à rester concentrée sur l’amélioration de la mise en œuvre de son mandat de protection des civils, la Mission devrait continuer à travailler en étroite collaboration avec l’armée et la police congolaises pour renforcer leur capacité à protéger les civils dans les régions du pays touchées par l’insécurité.

Déjà sur le front de la pacification, la Monusco devrait davantage soutenir la réconciliation communautaire, le renforcement du système judiciaire, la professionnalisation des forces de sécurité et le suivi des violations des droits de l’homme.

Somme toute, le démantèlement des groupes armés et la réintégration durable des ex-combattants dans leurs communautés sont l’une de plus grandes attentes des Congolais habitant les milieux meurtris.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET