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Monusco, Bunagana, M23, État de siège, etc. : 2 journées ville morte à Goma, la population refuse de lâcher prise !

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Les activités socio-économiques sont paralysées depuis la matinée de ce lundi 26 septembre 2022 dans la ville de Goma. Cette situation fait suite à l’appel de la société civile du Nord-Kivu qui a demandé à la population d’observer deux journées sans activité pour réclamer le départ de la MONUSCO, la récupération de la cité de Bunagana des mains du M23 et la fin de l’état de siège.

Déjà dépuis tôt ce lundi matin, des barricades sont placées sur les grandes artères de la ville. Celles-ci sont très visibles au quartier Majengo, situé dans la commune de Karisimbi. Les éléments de la police nationale congolaise y sont aussi présents presque sur chaque entrée des avenues pour tenter de maîtriser la tension.

Dans ce même milieu, des coups de balles sont entendus et des éléments de la police essayent de disperser les jeunes qui s’emploient à mettre des pierres sur la route principale. La même situation est observée dans l’agglomération de Buhene, une bourgade qui se trouve à cheval de la ville de Goma et du territoire de Nyiragongo.

Cet appel de la société civile a comme objectif d’exiger au gouvernement de la République démocratique du Congo de reprendre le contrôle de la cité de Bunagana qui est occupée par les rebelles du M23 depuis maintenant 3 mois, de réclamer le départ de la force onusienne du sol congolais et la fin de l’état de siège en province du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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