Santé
Monkeypox en RDC : Plus de 22 nouveaux cas de décès en moins d’une semaine
L’épidémie de la maladie de la variole de singe, appelée « MonkeyPox » bâtit en douceur son épicentre en République démocratique du Congo. Si les statistiques du jeudi 15 août dernier, plaçaient la barre des cas de décès à 548, celles de ce lundi 19 août sont passées à plus de 570 cas, soit plus de 22 nouveaux décès en République démocratique du Congo.
C’est le ministre de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale, Samuel-Roger Kamba Mulamba qui a décrit la situation, au cours d’un point de presse organisé ce lundi, à Kinshasa.
« À ce jour la RDC compte plus de 16.700 cas touchés dont 570 cas de décès. La maladie touche de plus en plus les jeunes. Nous avons les enfants de moins de 15 ans qui sont les plus touchés par la maladie de Mpox », a fait savoir le ministre Samuel Roger Kamba.
Il a en outre prévenu que trois modes de contamination sont courants en République démocratique du Congo, à savoir le contact entre l’homme et l’animal, le contact avec les personnes contaminées, et la transmission par voie sexuelle.
» Si vous évitez les partenaires multiples, la transmission sexuelle s’arrête, surtout que dans la transmission sexuelle, les symptômes ne sont pas très évidents, la forme spectaculaire qu’on voit tous les jours, c’est le contact, mais dans la forme sexuelle on a malheureusement souvent, des boutons qui sont très discrets surtout au niveau de la zone sexuelle », a-t-il fait savoir.
Pour riposter contre la maladie, le patron de la Santé a conseillé la population à relayer l’information sur les gestes barrières qui sont notamment les mesures d’hygiène, éviter le contact avec les personnes ou les animaux contaminés, éviter les rapports sexuels avec des multiples partenaires, et se faire vacciner.
« Je crois que la semaine prochaine, nous pourrons déjà recevoir le vaccin, nous avons déjà effectué une demande. Mais je rappelle que le vaccin n’est qu’une partie de la réponse, la première ligne de défense c’est le respect des gestes barrières. Et puis, ne dites pas que le vaccin est fait contre les africains, d’ailleurs pour avoir le vaccin nous nous battons beaucoup, à savoir que 3 millions de doses de vaccin, c’est 600 millions de dollars américains », dit-il.
À ce jour le nombre de cas de Monkeypox est passé de 15.664 le jeudi dernier, à 16.700. Le gouvernement insiste sur le respect des mesures de riposte pour stopper la contagion.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
