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MLC/Equateur : Victime des traitements dégradants et inhumains, le député Anthony Bomboko démissionne du MLC
Pour la première fois depuis sa démission de l’Assemblée provinciale de l’Equateur, Me Anthony Bomboko Mwamba, ex député élu de la circonscription électorale de Mbandaka, dans la liste du Mouvement de la Libération du Congo (MLC), a tenu un point de presse ce lundi 10 octobre 2022 au cercle Bakanja Isidore dans commune de Mbandaka.
Décidé d’éventrer le boa, Anthony Bomboko dit avoir subit des traitements dégradants et inhumains depuis son élection comme député provincial par les militants du MLC.
» J’ai été victime des arrestations arbitraires, injures publiques et tant d’autres méfaits.
Continuer à demeurer au MLC, c’est être complice à la souffrance de la population, car j’ai reçu toutes catégories d’agressions de la part de mes frères militants du MLC parce que j’étais contre les anti-valeurs…›› a-t-il appuyé.
Gardant silence sur son avenir politique, il promet plutôt de fixer l’opinion au sujet de sa nouvelle appartenance politique dans un futur proche.
D’ores et déjà, il met en garde toute personne qui oserait spéculer au sujet de son nom.
Il sied de rappeler qu’Anthony Bomboko a aussi demissioné de la présidence du MLC/Fédération de l’Equateur depuis septembre dernier.
Éric Liyenge, Mbandaka Congoprofond.net
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
