Politique
Ministère de l’intérieur : Jacquemin Shabani renvoie le président de l’Assemblée provinciale du Kwango mains vides…
Le Vice-premier ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a bouclé dans la petite matinée de ce dimanche 19 octobre les consultations initiées avec le président de l’Assemblée provinciale du Kwango et le gouverneur du Kwango sur les actes parlementaires pris à l’encontre de deux dirigeants. Après avoir écouté les deux parties, Jacquemin Shabani s’est refusé de prendre des décisions dans le sens de satisfaire les demandes de l’ABG visant à obtenir le retrait de la pétition visant la déchéance du président de l’Assemblée provinciale du Kwango.
Le VPM de l’intérieur a été saisi par le parti politique via sa vice-ministre, qui a convoqué par un télégramme les dirigeants de la province du Kwango.
L’ABG a en effet fait des bruits dans les médias en vue de faire intervenir le gouvernement central sur la pétition qui vise son cadre, le président de l’Assemblée provinciale. Pour y parvenir, André Masala (président de l’Assemblée provinciale du Kwango) a créé un incident en initiant une motion contre le gouverneur. L’objectif serait donc de créer un tohu-bohu pour faire intervenir le gouvernement central en vue d’obtenir un cessez-le-feu de la part du VPM de l’intérieur.
En véritable démocrate, Jacquemin Shabani, à l’issue de la rencontre de la nuit du 18 au 19 octobre, a écouté les deux parties. En conclusion, le VPM a renvoyé les invités sur un message de paix. Mais sur les initiatives parlementaires, il a fait savoir qu’il ne veut pas torpiller les processus parlementaires entamés au Kwango ou s’ingérer dans la politique locale. Il a recommandé que l’on laisse les députés provinciaux faire leur travail et juger par les moyens légaux les dirigeants qui ont la charge de l’action publique.
Émile Yimbu/CONGO PROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
