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Politique

Ministère de l’intérieur : Jacquemin Shabani renvoie le président de l’Assemblée provinciale du Kwango mains vides…

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Le Vice-premier ministre de l’intérieur, sécurité et affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a bouclé dans la petite matinée de ce dimanche 19 octobre les consultations initiées avec le président de l’Assemblée provinciale du Kwango et le gouverneur du Kwango sur les actes parlementaires pris à l’encontre de deux dirigeants. Après avoir écouté les deux parties, Jacquemin Shabani s’est refusé de prendre des décisions dans le sens de satisfaire les demandes de l’ABG visant à obtenir le retrait de la pétition visant la déchéance du président de l’Assemblée provinciale du Kwango.

Le VPM de l’intérieur a été saisi par le parti politique via sa vice-ministre, qui a convoqué par un télégramme les dirigeants de la province du Kwango.
L’ABG a en effet fait des bruits dans les médias en vue de faire intervenir le gouvernement central sur la pétition qui vise son cadre, le président de l’Assemblée provinciale. Pour y parvenir, André Masala (président de l’Assemblée provinciale du Kwango) a créé un incident en initiant une motion contre le gouverneur. L’objectif serait donc de créer un tohu-bohu pour faire intervenir le gouvernement central en vue d’obtenir un cessez-le-feu de la part du VPM de l’intérieur.

En véritable démocrate, Jacquemin Shabani, à l’issue de la rencontre de la nuit du 18 au 19 octobre, a écouté les deux parties. En conclusion, le VPM a renvoyé les invités sur un message de paix. Mais sur les initiatives parlementaires, il a fait savoir qu’il ne veut pas torpiller les processus parlementaires entamés au Kwango ou s’ingérer dans la politique locale. Il a recommandé que l’on laisse les députés provinciaux faire leur travail et juger par les moyens légaux les dirigeants qui ont la charge de l’action publique.

Émile Yimbu/CONGO PROFOND.NET

Politique

« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

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« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin

À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.

« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.

Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »

Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.

Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».

La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.

Blaise ABITA ETAMBE

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