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Actualité

Affrontements à Kingabwa : L’AREP sanctionne le député Reagan Bakonga pour avoir terni l’image du parti

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Le parti Action pour la République et le Progrès (AREP) a décidé de frapper fort. Dans une correspondance officielle signée par l’honorable Dorothée Madiya, secrétaire générale adjointe du parti, l’AREP annonce la suspension provisoire du député national Reagan Bakonga pour une durée d’un mois.

Cette mesure disciplinaire intervient à la suite des violents affrontements survenus le 16 octobre à Kingabwa, dans la commune de Limete, entre les partisans du député et d’autres individus lors d’une activité politique non autorisée par le parti.

Selon la correspondance, aucune information préalable n’avait été transmise au Secrétariat général, alors même que des drapeaux, banderoles et insignes du parti étaient utilisés sur le site. L’AREP estime que cette initiative personnelle, menée en dehors de tout cadre officiel, a gravement entaché l’image du mouvement.

« Ces incidents constituent une atteinte sérieuse à la discipline, à l’image et à l’intégrité du Parti », peut-on lire dans le document signé par Mme Madiya.

Le parti dénonce également les violences qui ont émaillé l’événement, faisant plusieurs blessés et troublant l’ordre public. Dans l’attente des conclusions d’une enquête interne, le député Reagan Bakonga est suspendu de toutes ses fonctions et activités au sein de l’AREP pour une période de trente jours, à compter de la date de la décision.

La direction du parti précise que cette mesure « vise à protéger l’intégrité, la discipline et la cohésion du mouvement, tout en préservant la confiance du public envers l’AREP ».

Une décision qui illustre la volonté du parti de faire prévaloir la rigueur et la responsabilité au sein de ses rangs, dans un contexte politique où la discipline interne devient un gage de crédibilité.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET 

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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