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Mines : Zoom sur les engagements de Barrick en matière de gestion de la biodiversité
La biodiversité sous-tend de nombreux services écosystémiques dont dépendent nos mines et les communautés environnantes. Si elles sont mal gérées, les activités minières et d’exploration ont le potentiel d’affecter négativement la biodiversité et les services écosystémiques. Les impacts pourraient inclure des réductions de la qualité ou de la quantité de l’eau, la perte d’espèces protégées et la fragmentation de l’habitat. La protection de la biodiversité et la prévention de la perte de nature sont également essentielles et inextricablement liées à la lutte contre le changement climatique. La conversion des prairies naturelles, des forêts et des zones humides peut libérer du carbone stocké dans l’atmosphère sous forme de CO2 et réduire le nombre de puits de carbone vitaux.

« Nous savons également que notre présence, ou celle de n’importe quelle mine, peut entraîner un afflux de population, ce qui exerce une pression sur les ressources locales, y compris la biodiversité. Notre objectif est de jouer un rôle positif dans la gestion de la biodiversité dans les zones où nous opérons et qu’elle joue un rôle positif dans le développement communautaire, car les deux sont intrinsèquement liés », indiquent les responsables de Barrick.
De nombreuses parties prenantes, en particulier la communauté des investisseurs, sont désormais conscientes des risques posés par une mauvaise gestion de la biodiversité. Malheureusement, l’industrie et les communautés d’investisseurs ont une compréhension limitée de ce à quoi ressemble une bonne gestion de la biodiversité. Chez Barrick, « nous nous engageons à promouvoir les meilleures pratiques à la fois par nos propres actions et en collaborant avec les organismes de l’industrie et nos parties prenantes ».
Approche managériale
Le leadership de Barrick affirme qu’il s’efforce de gérer de manière proactive son impact sur la biodiversité et de protéger les écosystèmes dans lesquels ses mines opèrent. « Dans la mesure du possible, nous visons à atteindre un impact net neutre sur la biodiversité, en particulier pour les environnements écologiquement sensibles ».
Puis d’ajouter : « Notre approche s’inspire des meilleures pratiques internationales, telles que les lignes directrices établies par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’ICMM, y compris leur déclaration de position sur l’exploitation minière et les aires protégées. Nos engagements en matière de gestion de la biodiversité sont définis dans notre Politique Biodiversité qui nous oblige à :
- Contribuer à la planification nationale et régionale de la biodiversité ;
- Ne pas explorer, exploiter, forer ou autrement mener des activités liées à l’exploitation minière dans les sites naturels déclarés du patrimoine mondial ;
- Appliquer la hiérarchie des mesures d’atténuation pour gérer et compenser les impacts sur la biodiversité ; et
- Établir une base de référence en matière de biodiversité pour tous les nouveaux projets et toujours tenir compte des impacts écologiques et des opportunités d’amélioration écologique pour tout nouveau projet ou expansion.
Pour remplir ces engagements, Barrick exige que tous ses sites opérationnels élaborent et mettent en œuvre des plans d’action pour la biodiversité (PAB), et cet engagement a été atteint en 2021. Les PAB détaillent la flore, la faune et les habitats sur et autour du site et décrivent la stratégie que nous suivrons. pour obtenir un impact net neutre sur la biodiversité. Ils identifient les zones autour de la mine qui nécessitent une protection ou pourraient bénéficier d’un soutien à la conservation, ainsi que les zones de conservation existantes qui nécessitent un soutien et des ressources supplémentaires. « Notre objectif est d’atteindre à terme un impact net neutre des principales caractéristiques de la biodiversité », indique-t-on avant de préciser également l’existence des ressources nécessaires pour mettre le plan en action et identifier les principaux partenariats institutionnels et communautaires locaux pour aider à la mise en œuvre et à l’examen du plan.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
