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Mines : Antoinette N’Samba Kalambayi en tournée à l’Est du pays
La ministre des Mines, Antoinette N’Samba Kalambay, s’en va en guerre contre la fraude minière à l’Est du pays qui y a élu domicile depuis belle lurette. Afin de palper du doigt les réalités du terrain, elle séjourne depuis hier mardi à Goma, dans la province du Nord-Kivu. Elle va aussi effectuer une mission d’itinérance dans les provinces du Haut-Uele, de l’Ituri et du Sud-Kivu.
Durant son séjour, la patronne des Mines en RDC va rencontrer toutes les parties prenantes de ce secteur pour évaluer les mécanismes mis en place pour la traçabilité des minerais, à savoir l’or et les 3T (cassitérite, wolframite et coltan). Elle va aussi visiter les services intervenants dans le secteur ainsi que quelques sites miniers afin de s’enquérir des conditions de travail des artisans miniers de ce coin du pays.

Antoinette N’Samba Kalambayi compte aussi s’entretenir avec des exploitants artisanaux et des détenteurs de droits miniers au sujet de différents conflits qui les opposent afin de remettre de l’ordre. Pour boucler sa mission, le numéro 1 des Mines va procéder au lancement de l’initiative de traçabilité de l’or d’exploitation artisanale( ITOA).
En clair, la ministre des Mines veut, à travers cette tournée, cerner les vrais problèmes qui empêchent les Congolais de jouir pleinement des ressources minières dont regorgent la RDC, notamment dans cette partie du pays, et de voir dans quelle mesure y remédier.
Elle promet, durant son séjour à l’Est, de faire un état des lieux complet du secteur, en commençant par l’évaluation du potentiel minier du pays, les modalités de son exploitation, de sa commercialisation et du rapatriement des recettes. Cette approche va lui permettre de mettre en place des procédures pouvant mettre fin à la fraude et à la contrebande minière, qui, en effet, font perdre à l’Etat congolais d’énormes ressources financières.
L’autorité de tutelle, déterminée à assainir ce secteur, a levé l’option de saisir le taureau par les cornes, en posant des actes concrets qui devront changer le visage de l’économie minière congolaise afin que l’Etat rentre dans ses droits en jouissant pleinement de ses ressources financières.
Perside Diawaku/Le Phare
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
