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Mine à ciel ouvert de Kasulo : L’entreprise CDM au cœur d’un scandale financier à Kolwezi ( Rapport de “Reportage sans frontières”)

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Au cours d’un point de presse tenu ce samedi 19 février 2022 dans la salle du Lycée Mwanga de Kolwezi( Lualaba), Mika Ntenga, coordonnateur de “Reportage sans frontières”, une maison de presse évoluant dans la province du Lualaba, a présenté aux professionnels de la plume et du micro, le rapport d’une enquête indépendante menée sur les réalités de la mine à ciel ouvert de Kasulo, une zone d’exploitation artisanale de l’État. Durant 3 mois, des documents confidentiels ont été épluchés, grâce à une franche collaboration des ONG locales.

Dans son rapport divisé en trois grandes parties, “Reportage sans frontières ” évoque un contrat juteux qui a placé la société minière nommée “Congo Dongfang International Mining” sur la zone d’exploitation artisanale de Kasulo 786. Il parle également d’une sorte d’un empire installé par cette même société minière, avec des lois à sa guise au sein de la mine de Kasulo au détriment des exploitants miniers artisanaux. Il s’agit aussi, dans ce même rapport, des manipulations de la société CDM découvertes lors de l’enquête à Kasulo, des conditions de travail précaires, de la balance et de la teneur des minerais truquées pour acheter les minerais à faible coût, ainsi que des inquiétudes dans lesquelles vivent des déplacés de Kasulo à Samukinda.

“Chers journalistes, c’est un honneur pour nous de vous présenter ce jour, le rapport de l’enquête indépendante que Reportage sans frontières a menée à Kasulo durant pratiquement 3 mois. C’est une enquête filmée que nous allons diffuser avec les chaînes partenaires. Dans l’acte 1 de cette enquête, nous dévoilons les non-dits d’un contrat juteux dont les clauses ont été gardées, depuis longtemps jusqu’à notre découverte, aux chauds rayons du secret.”, explique-t-il d’entrée de jeu.

Mika Ntenga précise que la première partie, qui sera diffusée par les chaînes partenaires, reviendra sur les termes du contrat qui lie CDM à la province du Lualaba.

“Nous découvrirons ensemble dans cette enquête ce que la province gagne dans le contrat de CDM et où va l’argent qu’elle paye, parce que l’entreprise affirme payer ses dividendes comme l’attestent certains documents que nous détenons.”, a-t-il annoncé.

Et de poursuivre:

“Chers messieurs et dames de la presse, la province du Lualaba déclare n’avoir reçu que 6 mensualités de versement depuis le début du contrat. Nous sommes intéressés de savoir combien CDM doit exactement à la province, parce que, entre le montant contenu dans le protocole et les déclarations du ministre provincial des Mines, Jean-Marie Tshizainga, l’écart est profond, qu’aucune compatibilité en partie double ne peut accepter. L’entourage du Gouverneur Richard Muyej parle également des PV d’un autre contrat, un deuxième qui aurait annulé le premier.”

S’agissant de la deuxième partie du rapport de l’enquête, “Reportage sans frontières ” révèle les manipulations de CDM dans la zone d’exploitation artisanale 786. Les conditions de travail précaires des exploitants artisanaux, la balance et la teneur des minerais truquées, et l’exode des exploitants miniers artisanaux seront également de la partie.

“Qui est derrière CDM ? Pourquoi cette société Congolaise à capitaux chinois occupe le site de Kasulo sans l’aval de la Gecamines ? Dans cette deuxième partie, vous allez découvrir les autorités provinciales qui font le plaidoyer pour CDM dans les bureaux de Kinshasa, les pratiques peu recommandables de CDM, notamment la balance et la teneur des minerais truquées, ainsi que comment Congo Dongfang International Mining SAS, a installé un empire avec des lois à sa guise à Kasulo, au détriment des exploitants miniers artisanaux, sans oublier les intimidations envers la Ministre des Mines, madame Antoinette Nsamba Kalambayi.”, a-t-il fait savoir.

Pour ce qui a de la troisième et dernière partie du rapport, il s’agira des inquiétudes dans lesquelles vivent les délocalisés de Kasulo dans le site de Samukinda.

“Nous allons vous faire découvrir comment Samukinda ressemble à un site abandonné. À Samukinda et un peu partout où la présence de CDM a eu des conséquences sur la vie socio-économique de la population autochtone, les jérémiades n’en finissent point. Procès, soupçons de corruption, indemnités sous évaluées, c’est le menu quotidien d’une vie lactée de mélancolie passionnante…”, a indiqué Mika Ntenga.

Après la présentation de son rapport, quelques questions importantes lui ont été posées par les participants au point de presse.

À la question de savoir pourquoi avoir seulement choisi la mine de Kasulo, il explique que Kasulo est la seule zone d’exploitation artisanale qui revient à l’État.

“Nous nous sommes intéressés à Kasulo, parce que la zone appartient à l’État. Partout où les exploitants miniers artisanaux évoluent, ils sont là de fait. C’est dans cette logique là que nous avons mené cette enquête à Kasulo. Il poursuit en précisant qu’il n’y a personne, ni politicien, encore moins un simple agent de l’État qui soit derrière cette enquête, car selon lui, ils sont d’abord animés par le souci de voir la province retrouver ses intérêts et se développer.

“Nous n’aimerions pas, à travers cette enquête, que les politiciens cherchent leur positionnement. C’est une enquête indépendante, financée avec l’argent de Reportage Sans Frontières,” précise Mika Ntenga.

Il sied de rappeler que, selon le plan média décidé par “Reportage sans frontières,” la publication de l’acte 1 de Kasulo, au cœur d’un scandale financier est prévue dans la semaine du 21 au 27 février 2022. Plusieurs médias partenaires vont relayer l’épisode 1 de cette série de 36. Le président du comité des délocalisés Kasulo1 et quelques membres de son comité ainsi que le coordonnateur de Justicia Asbl bureau du Lualaba ont pris part à ce point de presse.

Gédéon ELONGA Béni/CONGOPROFOND.NET


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Kinshasa : L’Ecole Africaine de bien-être familial, politique et gouvernement (ASPAFOG) en gestation 

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L’Ecole Africaine de bien-être familial, Politique et Gouvernement sera bientôt installée à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.

Cette information vient d’être livrée, ce week-end, à travers la presse, par son Directeur Exécutif, Antoine-Roger Bolamba, depuis Washington où la structure est basée.

L’ASFAPOG( African School of Family Well Being, Policy and Governement) vise à aider les enfants et les jeunes démunis à accéder à l’éducation, à la santé et à la protection.

Contacté par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, Antoine-Roger Bolamba a déclaré ce qui suit : “Pour la République Démocratique du Congo, nous interviendrons évidemment en passant par les Agences gouvernementales, pour aider les enfants et les jeunes à accéder aux opportunités de l’éducation, des soins de santé et de la protection “.

Aussi, a-t-il poursuivi, : “Nous allons renforcer les capacités des parents, pour qu’ils sachent comment bien prendre soin de leurs enfants, dans la perspective du bien-être familial “.

A en croire le Directeur Executif Antoine-Roger Bolamba, cette structure entend montrer aux parents, les politiques à mettre en place pour le bien-être, la protection des enfants et leur accès à l’éducation et à la santé.

Au niveau de Washington où se trouve son siège, l’Ecole Africaine de bien-être familial apporte son soutien aux immigrés et réfugiés noirs pour bien vivre la politique de bien-être familial.

Soulignons que l’initiative de l’ASFAPOG de s’installer dans la capitale congolaise, tombe à pic au moment où le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, sous l’impulsion du Président Félix-Antoinne Tshisekedi, prône la gratuité de l’enseignement primaire et la couverture santé universelle.

Rappelons, à ce sujet, que la RDC a ratifié certains textes internationaux qui font de la santé et de l’éducation des droits de l’enfant, une obligation en République Démocratique du Congo.

En interne, la Constitution du pays, en harmonie avec les instruments juridiques internationaux, a balisé le chemin. Le pays dispose d’une Loi-cadre de l’Enseignement et aussi d’une loi sur la protection de l’enfant.

Il appartient donc aux autorités nationales d’accorder à cette structure, certaines facilités administratives pour que son installation, à Kinshasa, ne soit pas butée à des obstacles, car ne poursuivant pas un but lucratif.

Qui vivra, verra.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET


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