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Milice « Mobondo » : Quand l’armée durcit le ton, l’État joue sa crédibilité

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Les propos du capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole des opérations militaires, ne relèvent pas d’un simple exercice de communication sécuritaire. En qualifiant désormais les « Mobondo » de groupe armé organisé, les FARDC opèrent un glissement stratégique majeur : celui de la fin de la tolérance ambiguë et du retour à une lecture strictement militaire d’un phénomène longtemps traité comme un conflit communautaire diffus.

De la milice coutumière à la “rébellion” : un changement de paradigme

Pendant des mois, le phénomène Mobondo a été abordé avec prudence, parfois même avec embarras, par les autorités. Conflit foncier, revendication identitaire, malaise rural… les qualificatifs variaient, traduisant surtout l’incapacité de l’État à nommer clairement la menace.

En affirmant que les Mobondo constituent désormais un groupe armé structuré, l’armée ferme une porte : celle de l’ambiguïté.

Ce changement de vocabulaire n’est pas anodin : il légalise et légitime une réponse militaire plus robuste, incluant des opérations de traque, de neutralisation ciblée et une tolérance zéro envers toute complaisance locale.

Derrière les mots, une doctrine : on ne négocie pas avec une rébellion, on la démantèle.

Kinshasa en ligne de mire : l’angoisse du pouvoir central

Lorsque le capitaine Mwalushayi évoque une menace « aux portes de Kinshasa », il touche un nerf à vif du pouvoir. L’histoire congolaise est marquée par une constante : tout désordre armé qui s’approche de la capitale devient une affaire d’État majeure.

Maluku, Plateau des Bateke, Kwilu, Maï-Ndombe… ces zones ne sont pas périphériques politiquement. Elles forment le bouclier rural de Kinshasa.
Laisser s’y installer durablement un groupe armé, c’est accepter une insécurité rampante à proximité du cœur du pouvoir, avec tous les risques de contagion que cela implique : banditisme, instrumentalisation politique, panique sociale.

La bombe politique de l’éventuelle connexion Mobondo–AFC/M23

L’allusion à de possibles liens avec l’AFC/M23 est sans doute l’élément le plus explosif du discours militaire.
Si cette connexion venait à être établie, le phénomène Mobondo changerait définitivement de nature : d’une crise interne à une pièce d’un échiquier régional et géopolitique.

Même à l’état d’hypothèse, cette déclaration sert un objectif clair :
internationaliser la vigilance,
préparer l’opinion à une escalade sécuritaire, et justifier une réponse militaire plus étendue.

C’est aussi un message adressé à d’éventuels soutiens occultes : l’État regarde, enquête et frappera.

Ultimatum militaire, mais silence civil

Un point demeure cependant préoccupant : la faible articulation entre réponse militaire et réponse politique.

Le discours est martial, clair, assumé. Mais il laisse en suspens une question centrale : que propose l’État aux communautés prises en étau entre les Mobondo et les FARDC ?

Sans stratégie civile parallèle  ( désarmement communautaire, justice foncière, dialogue local, restauration de l’autorité administrative ),  la victoire militaire risque d’être temporaire, voire illusoire.

L’histoire congolaise l’a prouvé : on peut disperser une milice, mais on ne neutralise pas un ressentiment social à coups de fusil.

Un test de crédibilité pour l’État congolais

En définitive, les propos du capitaine Mwalushayi placent l’État face à ses responsabilités.

Soit cette requalification des Mobondo marque le début d’une stratégie cohérente, ferme et durable,
soit elle restera une déclaration de plus, engloutie par la répétition des crises sécuritaires non résolues.

La population, elle, observe. Et juge.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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DRC Mining Week 2026 : Joel Mania Musikingala au rendez-vous des débats sur l’énergie durable et les mines de demain

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La DRC Mining Week 2026 annonce la participation de Joel Mania Musikingala parmi les intervenants de cette nouvelle édition qui se tiendra du 17 au 19 juin 2026 au Pullman Lubumbashi Grand Karavia.

Fort de plus d’une décennie d’expérience dans les domaines des énergies renouvelables et de l’analyse financière, Joel Mania Musikingala s’est illustré dans le développement, la structuration et le financement de plusieurs projets solaires photovoltaïques et hybrides à travers l’Afrique.

Grâce à sa double expertise technique et financière, il apporte une vision stratégique des enjeux liés à la transition énergétique, au développement des infrastructures électriques et à la durabilité des opérations industrielles, particulièrement dans le secteur minier.

Au cours des travaux de la DRC Mining Week, il contribuera aux réflexions sur les solutions énergétiques innovantes destinées à accompagner la croissance du secteur extractif tout en répondant aux exigences environnementales et économiques actuelles.

Les échanges porteront notamment sur l’intégration des énergies renouvelables dans les opérations minières, le financement des infrastructures énergétiques, l’amélioration de l’accès à l’électricité ainsi que les perspectives de développement industriel durable en Afrique.

Dans un contexte où la RDC se positionne comme un acteur stratégique de la transition énergétique mondiale grâce à ses importantes ressources minières, l’expertise de Joel Mania Musikingala apportera un éclairage pertinent sur les mécanismes permettant de concilier performance industrielle, accès à l’énergie et développement durable.

La DRC Mining Week 2026 réunira durant trois jours les principaux acteurs de l’industrie minière, de l’énergie, des finances et des infrastructures autour des défis et opportunités qui façonnent l’avenir du secteur en Afrique.

Dorcas Mwavita 

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