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Général Sylvain Ekenge : Une suspension qui fait l’effet d’un séisme militaire !

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Le Général-Major Sylvain Ekenge n’est plus le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo. L’officier supérieur a été suspendu de ses fonctions sur décision du chef d’état-major général des FARDC, le général Jules Banza, à la suite de déclarations jugées discriminatoires et stigmatisantes à l’égard de la communauté tutsie.

Cette décision, rare à ce niveau de responsabilité, intervient dans un contexte sécuritaire et diplomatique particulièrement sensible pour la RDC, notamment dans l’Est du pays.

Des propos controversés sur la RTNC

Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), des sources militaires pointent des déclarations tenues par le général Ekenge samedi dernier sur les antennes de la RTNC. Au cours de son intervention, l’officier évoquait un supposé stratagème démographique attribué aux Tutsi dans l’Est de la RDC, des propos qui ont suscité une vague de critiques et de condamnations.

Dans un pays marqué par des conflits communautaires récurrents, ce discours a été perçu comme de nature à attiser les tensions ethniques, en contradiction avec le devoir de neutralité et de cohésion nationale qui incombe aux Forces armées.

Un discours aussitôt exploité par Kigali

Ces déclarations n’ont pas tardé à franchir les frontières. Elles ont été récupérées par des responsables rwandais, qui s’en sont servis comme argument contre la RDC sur la scène régionale et internationale.

Kigali invoque régulièrement la protection des Tutsi congolais pour tenter de légitimer son implication dans les affaires de l’Est de la RDC. Les propos du porte-parole des FARDC ont ainsi offert un levier discursif à cette rhétorique, au détriment de la position diplomatique congolaise.

Les Tutsi congolais rejettent toute stigmatisation

Face à la polémique, les Tutsi congolais, notamment les Banyamulenge, ont tenu à marquer leur distance avec toute instrumentalisation politique. Ils réaffirment leur appartenance pleine et entière à la nation congolaise, rejetant toute assimilation à des agendas étrangers.

Ils dénoncent par ailleurs toute forme de stigmatisation collective, appelant à la responsabilité des autorités et des leaders d’opinion dans un contexte où chaque mot peut devenir un facteur d’embrasement.

Un rappel à la responsabilité au sommet de l’armée

La suspension du général Sylvain Ekenge sonne comme un signal fort : au sein des FARDC, la communication officielle ne saurait tolérer des propos susceptibles de fragiliser la cohésion nationale ou d’alimenter les narratifs adverses.

Dans un conflit où les mots pèsent parfois autant que les armes, l’armée congolaise semble vouloir rappeler que l’unité nationale demeure une ligne rouge non négociable.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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