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Mike Emmanuel Mukaya N’kashama, ancien n°1 de BATA SARL, sera inhumé ce jeudi à Kinshasa

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Décédé à Kinshasa, depuis le mardi 25 mai 2021, Emmanuel Mike Mukaya, ancien Secrétaire général/Responsable financier, puis Administrateur Délégué de la Société BATA Kinshasa SARL, sera inhumé ce jeudi 10 juin au Kimberley Memorial Park, sur la route de Matadi-Mingadi.

A en croire le programme officiel diffusé par la famille, une veillée mortuaire est prévue ce mercredi 9 juin à la résidence familiale située sur avenue Bumba n°292 au quartier Macampagne à Ngaliema. Une messe y sera dite par le curé de la paroisse St Luc à 19 heures.

C’est le lendemain, le jeudi 10 juin à 9 heures, que la dépouille de l’illustre disparu sera sortie et exposée à la cour de l’hôpital du Cinquantenaire pour des hommages mérités. Puis s’en suivra, à 11 heures, une messe en la cathédrale Notre-Dame du Congo, avant l’inhumation au Kimberley Memorial Park.

Né à Kananga (ex Luluabourg) le 26 Novembre 1947, cet originaire du Kasaï Central (ex Kasaï Occidental) était l’ainé des enfants de la famille de Papa Tshibitshiabu Joachim et de Maman Joséphine Bitota wa Kamanda.

C’est en 1967 qu’il obtint son Diplôme d’études secondaires Scientifique A au collège St Hadelin, à Visé ( Belgique).

Ancien de la faculté d’Économie de l’Université de Louvain en ( 1967-1969), Emmanuel Mike Mukaya N’kashama est aussi détenteur, en 1973, d’un Bachelor of Sciences plus une année de formation en M.B.A. à l’Université de New-York aux États-Unis.

Après avoir terminé ses études universitaires, papa Emmanuel Mike Mukaya N’kashama a eu un parcours professionnel riche dont les principales références sont :

– De 1972 à 1973 : Consultant en gestion à URBAN BUSINESS ASSISTANCE CORP ( New-York, U.S.A.)

– De 1974 à 1979: Manager responsable du Département Comptabilité industrielle Admin
à Goodyear Zaïre à Kinshasa

– De 1980 à 2006: Administrateur-gérant de CAOUTCHOUC INDUSTRIEL MUKAWATSHI

-De 1996 à 2007: Il a été Secrétaire général/Responsable financier, puis Administrateur Délégué de la Société BATA Kinshasa SARL

– De 2013 à son Décès, Mike Emmanuel Mukaya N’kashama a été Senior consultant tant pour des entreprises que pour des personnalités.

Travailleur infatigable, papa Mike a sillonné plusieurs capitales africaines, européennes, voire asiatiques ( Yaoundé, Libreville, Paris, Amiens, etc.) pour partager son expérience et son expertise sur les PME du secteur du Plastique et Caoutchouc.

Membre fondateur de l’actuelle FENAPEC (Fédération nationale des Petites et moyennes entreprises du Congo), Emmanuel Mike Mukaya N’kashama fut aussi membre fondateur de la Société de crédits aux PME( SOCREPE). Il participera ainsi aux travaux de la Conférence Nationale Souveraine comme délégué des PME.

Il participera ainsi aux travaux de la Conférence Nationale Souveraine comme délégué des PME.

Ancien président du Rotary club Kinshasa (2007-2008), Mr Mike est aussi un ancien membre fondateur de LIONS CLUB BONDEKO.

Chrétien convaincu, il était chantre à la paroisse catholique St Luc de Binza Macampagne à Ngaliema.

Il laisse une veuve, Mado Mujinga Mukaya dont il fut époux pendant 47 ans et demi de mariage.

8 orphelins dont, Jacques, Jocelyne, Joe, Mookie, Charlène, Christelle, Mike Jr et Déborah Mukaya.

Et 10 petits enfants dont il était le papou chéri et adoré.

Que l’âme de Emmanuel Mike Mukaya N’kashama repose éternellement en paix.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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Insalubrité : Kinshasa, une capitale crasseuse…

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Kinshasa. C’était la réponse il y a quelques années à une question posée aux participants du magazine « Question pour un champion » sur la chaine de télévision francophone TV5 au sujet de la capitale la plus crasseuse de la planète. Il y avait certes eu de l’indignation à travers la ville. Mais dans la conscience collective, il s’avérait que cette réponse pouvait tout autant être correcte.

La saleté, c’est l’une de caractéristiques de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo. Le chanteur JB Mpiana l’a dit dans une des ses chansons, soulignant que « Poto Moindo » (belle ville subsaharienne) de jadis est devenue une ville folle, sale, avec des mœurs détruites, une grosse poubelle. Ancien gouverneur de la ville province de Kinshasa, André Kimbuta avait bizarrement pris la décision de placer des poubelles publiques sur les grandes avenues, rendant la mégapole malodorante, des ordures ainsi exposées dégageaient une puanteur insupportable dans la ville. « J’ai demandé aux autorités un financement conséquent pour évacuer les immondices et rendre la ville propre, mais en vain », avait-il lâché une fois. L’on se souvient encore d’une autre phrase qui s’était échappée de lui face à une détérioration indescriptible sur une centaine de mètres de la chaussée de l’avenue de l’Université dans la commune de Ngaba, que la population avait nommé « Libulu Manzengele ». Celui qu’on appelle Haut Sommé ou encore Ya André s’était écrié sur un ton un peu humoristique mais sincère et hors caméra : « Mboka oyo ekobonga lisusu te » (cette ville ne s’affranchira pas de son marasme). C’est la représentation de l’Union européenne à Kinshasa qui s’est investi dans l’évacuation des immondices entassés sur les décharges publiques placées au bods de grandes artères de la ville.

Écarté des affaires, André Kimbuta a laissé la place à Gentiny Ngobila Mbaka. Et ce dernier a de go centré son action sur la propreté de la capitale, avec le programme « Kin Bopeto ». Quelques artères principales dans la ville sont réhabilitées ou même reconstruites après des décennies, mais la saleté a tellement la peau dure à Kinshasa, presqu’au grand désespoir des autorités du pays.

Lorsqu’il y a averses sur Kinshasa, après la pluie, ce n’est nullement le beau temps ! La ville est quasi inondée, l’eau des pluies s’évacuent à peine dans des tranchées et caniveaux non curées, des mares d’eau par-ci par-là ; une configuration de chaos général s’observe à Kinshasa après la pluie, sans mentionner des dégâts importants, et même de pertes en vue humaines occasionnées par le mariage entre le courant électrique dont les fils sont mal installés et les eaux de pluie qui trainent. L’on a encore frais en mémoire le drame de Matadi-Kibala dans la partie ouest de la ville où une trentaine des femmes vendant dans le petit marché à la suite du détachement d’un câble électrique de moyenne tension. C’est à croire que l’autorité n’existe pas, la ville semble ne pas être gérée.

Les communes de Lingwala et Kinshasa…

Certaines communes de Kinshasa pourraient même prétendre au meilleur prix de mauvaise gouvernance. Tenez, les communes de Lingwala et Kinshasa sont presque inaccessibles après même une petite pluie d’une trentaine de minutes. Les conduits d’eau construits depuis la colonisation belge et bourrés d’ordures y jetés par la population en déficit de conscientisation sur la gestion des ordures sont littéralement obstrués. C’est le typique cas du ruisseau de la commune de Lingwala, traversant le camp policier Lufungula, bordant les rues Kato et Entente, ainsi que Kato Nord, avant de franchir l’avenue de Libération (ancienne avenue du 24 novembre) et se muer en rivière Gombe. Ce petit cours d’eau est une parfaite illustration de l’inattention des autorités concernées sur le sujet. Ce ruisseau n’a plus été curé depuis deux ou trois ans, étant devenu un dépotoir d’ordures et un canal de vidange de fosses sceptiques des habitations environnantes. L’eau y coule péniblement, une forte végétation a poussé sur la lie du ruisseau déjà rempli de déchets en plastiques. Le bureau communal de Lingwala ne semble pas du tout s’en émouvoir.

Après la pluie dans la commune de Kinshasa, tout est boue ! La saleté est à son comble, il n’est pas surprenant de retrouver la merde -provenant des fosses sceptiques dans des caniveaux du reste pleins d’eaux qui ne coulent pas ! Les autorités urbaines (les bourgmestres), ainsi leur hiérarchie (le gouverneur), devraient être interpellées au siège de la question de l’hygiène dans la capitale de la République démocratique du Congo, plaide un natif de Lingwala ayant requis l’anonymat.

Martin Enyimo/CONGOPROFOND.NET


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