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Sports

Miguel Masaisai : le héros du « vélo de la paix », accueilli triomphalement à Kinshasa

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Kinshasa, 22 août 2025 – Il est 10 heures à l’aéroport international de N’djili lorsque le cycliste congolais Miguel Masaisai fait son entrée, souriant mais marqué par les 7.000 kilomètres qu’il vient de parcourir. En seulement 90 jours, ce natif de Goma a relié sa ville à Cape Town, en Afrique du Sud, portant haut le flambeau de la paix et de l’unité.

Dès sa descente d’avion, il est escorté par les Léopards cyclistes, l’infatigable athlète pédale aux côtés de ses compatriotes à travers un cortège coloré, ponctué de chants et de klaxons, jusqu’au Stade des Martyrs puis au ministère des Sports et Loisirs. À ses côtés, une autre star congolaise, le chanteur Innoss’B, venu spécialement pour le soutenir.

Le moment fort survient au cabinet du ministre des Sports, Didier Budimbu, qui reçoit officiellement le « vélo de la paix ». Un symbole fort qui scelle l’exploit d’un jeune sportif décidé à faire du cyclisme bien plus qu’une discipline de compétition : un outil de réconciliation et d’inspiration pour la jeunesse.

« Mon arrivée à Kinshasa restera gravée dans mon cœur comme un moment fort, inoubliable et historique », confie Miguel Masaisai, visiblement ému par l’accueil. Pour lui, le projet Pedals for Peace ne s’arrête pas à ce long périple. « Je veux que ce message inspire chaque jeune Congolais et Africain : oui, nous pouvons utiliser notre passion, notre talent et notre énergie pour construire la paix, l’unité et un avenir meilleur. »

En réponse, le ministre Budimbu a promis le soutien du gouvernement aux initiatives sportives porteuses d’espoir, saluant un geste « qui honore non seulement la RDC mais toute l’Afrique ».

À travers la sueur et les kilomètres avalés, Miguel Masaisai a transformé son vélo en véritable porte-voix d’un pays qui croit encore à la force du sport pour unir. Et Kinshasa, ce jeudi, lui a rendu les honneurs dignes d’un héros.

Claudine N. I.

Actualité

MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental

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À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.

« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite

Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.

Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.

Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.

Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.

Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.

Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.

 

Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.

Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.

Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.

À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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