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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Baïonnette sur la By-Pass : Une passagère grièvement blessée par un militaire à Makala
La circulation déjà chaotique sur la route By-Pass, entre le Rond-point Ngaba et le Triangle/Campus, a viré à la scène d’anarchie ce jeudi 12 mars en soirée. Une passagère d’une trentaine d’années a été blessée à la tête par la baïonnette d’un élément des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), alors que des militaires menaient ce qu’ils présentent comme une “opération d’ouverture de la route” face aux embouteillages.
Selon des témoins, les militaires étaient engagés dans ce qui est communément appelé une “opération de gagne-pain”, consistant à réguler la circulation dans ce tronçon réputé pour ses bouchons interminables.

Une passagère frappée en pleine tête
La victime, identifiée comme Umba Carmelle, revenait de ses courses quotidiennes et se dirigeait vers son domicile lorsqu’elle a été violemment atteinte par un coup de baïonnette lancé par un militaire.
À peine blessée, la trentenaire, habitante de Mbanza Lemba, a tenté d’alerter l’agent incriminé. Mais, selon les témoins, ce dernier lui aurait répondu sèchement : « longwa kuna » – une expression lingala signifiant « dégage ! ».
Grièvement touchée et saignant abondamment, la victime a été secourue par un passager de bonne foi qui l’a accompagnée vers un centre de santé proche.
Une blessure profonde prise en charge
Dans l’établissement sanitaire où elle a été admise, le personnel médical a confirmé que la plaie à la tête était sérieuse. Les soignants indiquent avoir dû pratiquer deux points de suture pour refermer la blessure.
La victime reste sous observation médicale, tandis que l’incident suscite une vive indignation dans le quartier.
Les habitants dénoncent des abus répétés
Des habitants de Makala, témoins ou informés de la scène, dénoncent une nouvelle bavure attribuée à certains éléments des FARDC stationnés depuis un moment au quartier Mabulu I.
Selon eux, ces militaires seraient régulièrement accusés d’arrestations arbitraires, visant notamment des jeunes pour des motifs jugés dérisoires : coiffures jugées non conformes, déplacements tardifs dans la nuit, ou simples contrôles musclés dans la rue.
Face à cette situation, plusieurs riverains appellent les autorités compétentes à intervenir rapidement afin de mettre fin aux abus et rétablir l’ordre dans ce secteur très fréquenté de la capitale.
ExaucéKaya/CONGOPROFOND.NET
