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Meurtre du juge Yanyi : des zones d’ombres demeurent, la famille du défunt ce mercredi chez le ministre de la Justice

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Célestin Tunda Ya Kasende, ministre de la Justice, a annoncé le mardi 16 juin l’ouverture d’une nouvelle enquête pour déterminer les circonstances précises du meurtre du juge Raphael Yanyi décédé la nuit du 26 au 27 mai, alors qu’il présidait les audiences du procès Vital Kamerhe et ses co-accusés dans le cadre du programme d’urgence des 100 jours de Félix Tshisekedi.

En effet, au cours d’un point de presse tenu le même jour, le ministre a révélé les résultats de deux autopsies réalisées sur le corps du défunt dont la deuxième en présence d’un médecin légiste de la Monusco , faisant savoir que le juge a été victime d’une hémorragie. « Le juge Yanyi est mort principalement à la suite des coups qu’il a reçus qui ont occasionné un traumatisme crânien. Il y a eu coagulation de sang dans le crâne. C’est cette situation qui a entrainé l’arrêt cardiaque donc la mort », a-t-il martelé.

Face à ces séquelles rendues publiques, l’opinion se pose de nouvelles questions qui demeurent, jusqu’ici, sans réponse : quand est-ce que le juge a été battu ? Comment la famille ne l’avait-elle pas constaté ? Dans quel état était-il arrivé à son domicile, ensuite à l’hôpital ?
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D’ores et déjà, il est prévu ce mercredi 17 juin une rencontre entre le patron de la Justice nationale et la famille du défunt. Cette dernière, la population du quartier où habitait le juge Yanyi dans la commune de Bandalungwa ainsi que certains activistes soupçonnaient une mort par empoisonnement. D’où les manifestations de colère organisées spontanément et vite maitrisées par les forces de la police. Mais, cette thèse a été balayée d’un revers de la main par le ministre : « On a découvert des substances, végétales non létales qui étaient dans le corps. Ces substances ne sont pas la cause de la mort, mais c’est les coups qui ont provoqué la mort du juge. ». Ainsi, a-t-il plaidé pour l’ouverture d’une nouvelle enquête pour tirer cette affaire au clair.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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Gestion de la Direction générale des recettes du Kasaï Central «DGRKAC» : La Commission Kayombo dédouane le gouverneur sortant John Kabeya de l’enquête

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La gestion du gouverneur sortant du Kasaï Central, John Kabeya Shikayi, n’a pas fait l’objet d’une enquête de l’Assemblée provinciale. C’est ce qu’a révélé le député provincial Bob Kayombo, président de la Commission spéciale mise en place par l’organe délibérant du Kasaï Central pour enquêter sur la gestion de la Direction générale des recettes du Kasaï Central, «DGRKAC». Il l’a dit dans une interview accordée à la presse au lendemain de l’adoption des recommandations issues de cette enquête, le vendredi 14 Juin.

D’après cet élu de Kazumba, le travail effectué par sa Commission a été sapé. Bob Kayombo s’indigne de constater que les responsables directs cités dans son rapport ne soient pas mis en justice et parle d’un acharnement de certains élus provinciaux sur la personne de John Kabeya Shikayi.

” L’enquête que nous avons menée ne concerne nullement la gestion du Gouverneur Kabeya. J’ai été sidéré, séance tenante, de voir certains députés provinciaux citer le Gouverneur sortant et estimer qu’il soit déféré devant la justice pour des raisons que j’ignore jusqu’à présent. Mes regrets c’est de voir les dirigeants de la DGRKAC que nous devrions blâmer être blanchis pour des raisons inavouées. Mais les gens qui n’ont même pas fait objet d’une enquête soient assimilés aux gestionnaires directs de la DGRKAC. Nous n’avons pas enquêté sur la gestion du gouverneur Kabeya…”, explique-t-il sous un ton fort.

Concernant la gestion de la DGRKAC qui a fait l’objet de l’enquête de sa Commission instituée par la Première institution du Kasaï Central, le député Bob Kayombo s’est indigné des révélations recueillies lors de cette enquête et met plutôt en cause l’équipe dirigeante de cette régie financière provinciale.

On ne peut pas accepter que notre seule source de revenus soit dirigée avec légèreté et amateurisme. Nous avons constaté un dysfonctionnement dans l’appareil de gestion de cette régie, commençant par la Direction générale jusqu’aux agents commis aux postes de péages. Nous sommes allés sur terrain, où les agents se servent à souhait les fonds de l’État. Il y a eu exactement des détournement sûrement, les fonds perçus dans les centres Kazumba et Luiza n’ont pas été tracés.”, martèle-t-il.

Pour rappel, c’est après son départ de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central le 30 avril passé, qu’un cafouillage a été constaté dans la gestion de la régie financière entretenue, d’une part, par le ministère provincial des Finances, les responsables de la DGRKAC et le gouverneur ad intérim.

J.M.(C.P.)/CONGOPROFOND.NET


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