Actualité
Covid-19 : le Maroc, 1er pays africain à venir en aide à ses pairs dans la lutte contre la pandémie
L’ambassadeur du Royaume du Maroc en RDC, Rachid Agassim, a remis mardi au ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, un lot d’équipements médicaux destinés à lutte contre le COVID-19 en RDC, à l’aéroport international de Ndjili.
Le diplomate marocain a indiqué, dans son mot de circonstance, qu’ «un don à la RDC est tout à fait naturel » car son pays a été toujours aux côtés de la RDC. Pendant cette période de la pandémie du coronavirus, le Roi Mohammed VI a décidé d’octroyer ce don à plusieurs pays africains dont la RDC, a-t-il fait remarquer.
Il a souligné que « c’est la première fois qu’un pays africain entreprend une telle initiative à l’échelle continentale et la RDC vient en premier lieu ».« Deux avions sont arrivés aujourd’hui avec des équipements pour accompagner les efforts de la RDC contre le COVID-19 », a-t-il dit, affirmant que le choix porté sur ce pays se justifie par des liens forts et historiques entre les deux pays.
« La particularité et la fierté de ces équipements et médicaments sont que tous sont fabriqués
au Maroc par les compagnies marocaines », a-t-il indiqué, ajoutant que cette initiative répond à la vision du Roi Mohammed VI qui croit à la coopération Sud-Sud, selon laquelle l’Afrique doit faire confiance à l’Afrique. Le diplomate a soutenu, en substance, que « nous sommes en train de gérer la pandémie avec des moyens africains ».
Les remerciements de la RDC au Roi Mohammed VI
De son côté, la ministre d’Etat Marie Tumba Nzeza a exprimé sa
gratitude au Roi Mohammed VI pour avoir pensé à la RDC pendant cette
période de pandémie du COVID-19. « Il y a 15 pays pour lesquels le
Maroc a fait ce geste et la RDC fait partie de 54 pays africains pour lequel le Roi Mohammed VI a pensé de venir en aide », a indiqué Mme Tumba Nzeza.
A cette occasion, elle a mis en exergue les relations historiques existant entre Kinshasa et Rabat dans une diplomatie agissante, avant d’ajouter que « la RDC est devenue très fréquentable, elle n’est plus ostracisée et fait partie du concert des nations ». Selon la ministre d’Etat, la RDC a un devenir reluisant et il est normal que ses amis agissent en conséquence.
Par ailleurs, la cheffe de la diplomatie congolaise a fait remarquer que le don reçu est une interpellation pour le gouvernement de la RDC, parce que le Maroc, qui n’a pas autant de matières premières du sol et du sous-sol comme la RDC, est arrivé à s’auto-suffire et à venir en aide aux autres. « La réflexion du gouvernement après le COVID-19 va aller dans le sens de l’autosuffisance, afin d’aider les autres au moment de catastrophes comme celle-ci », a-t-elle souligné.
Acheminés à Kinshasa par deux aéronefs, des Boeing 737, de la compagnie d’aviation marocaine « Royal Air Maroc », les équipements et produits pharmaceutiques comprennent notamment des masques, des blouses, du gel hydro alcoolique, des boites de chloroquine, des boîtes azithromicine, des visières et des charlottes.
Il convient de souligner que le Maroc est le premier pays africain à venir en aide à ses pairs dans
la lutte contre la pandémie du coronavirus. L’Afrique compte ce mardi 244.055 cas confirmés et 6.546 décès, selon les chiffres officiels.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
