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Meurtre de Popokabaka : un présumé assassin de Georges Mbaya interpellé à Kinshasa
L’enquête sur le meurtre de Georges Mbaya à Popokabaka, dans la province du Kwango, commence à donner des résultats.
Un certain Jérémie Ibanda, étudiant de l’ISP/Popo et taximan, a été appréhendé et arrêté dans la commune de Masina, à Kinshasa.
Bonne nouvelle pour tous ceux qui invoquent la justice pour compenser la mort tragique de Georges Mbaya.
Selon Philippe Kusukama, coordonnateur national de « Zibula meso asbl », qui cite des sources proches de la famille de la victime, le présumé assassin a cité devant les juges quelques noms de personnes qui auraient participé au meurtre, tout en niant ses propres responsabilités.

Dans un posting sur whatsapp, le coordonnateur de « Zibula meso » relate aussi que l’avocat de l’accusé plaide déjà non coupable. Son argument est que le dossier de son client est sans objet, pour avoir déjà été vidé (traité) à Popo et à Kenge. L’avocat aurait encore déclaré que son client ne se trouvait pas à Popo au moment de la commission des faits.
Les sources intéressées au dossier se disent indignées des mots de la défense qui, selon elles, n’a pas eu soin d’entrer en contact avec le dossier de son client pour se rendre compte de ses dépositions.
À en croire Philippe Kusukama, Jérémie Ibanda a lui-même déclaré avoir été à Popo au moment des faits et a fourni des détails importants sur les faits qui établissent sa participation sinon sa présence au crime.
« L’avocat de Jérémie Ibanda risque d’enfoncer son client par ses incohérences », regrette une autre source, par le fait qu’il ment délibérément, en affirmant que cette affaire a déjà été traitée à Popo et à Kenge, alors qu’il n’en a pas été question.
Pour rappel, Georges Mbaya a été tué en pleine ville de Popokabaka, par des personnes présentées comme étudiants de l’ISP/Popokabaka, qui l’auraient accusé d’avoir foudroyé un assistant enseignant dans cette institution.
Reste à savoir si la justice et famille ont mis la main sur la bonne personne et que d’autres complices seront appréhendés.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
